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L’enquête nationale sur les femmes autochtones inquiète de la diminution des services de Greyhound Canada

On voit la pancarte en bordure d'autoroute affichant le portrait de trois victimes autochtones.

« Les filles, ne faites pas d'auto-stop sur l'autoroute des larmes. Meurtrier en cavale. » Pancarte sur l'autoroute des larmes, en Colombie-Britannique.

Photo : Betsy Trumpener

Radio-Canada

Selon l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), le transport en commun dans l'Ouest canadien est vital pour la sécurité des femmes autochtones.

Un texte de Sophie-Claude Miller

L’ENFFADA a rappelé par communiqué l’importance de donner suite aux conclusions et aux recommandations de nombre de commissions d’enquête et de rapports antérieurs visant à garantir la sécurité des femmes autochtones.

L’enquête réagit ainsi à l’annonce faite par Greyhound de cesser ou de réduire ses activités dans l’ouest du pays et au nord de la province de l’Ontario à compter du 31 octobre 2018. Des mesures qui s’appliqueront tant aux passagers qu’au transport de marchandises.

« Nous ne pouvons plus nous permettre de conserver des trajets non viables », avait alors déclaré Stuart Kendrick, le vice-président principal de Greyhound Canada.

De nombreuses femmes autochtones, rappelle l’ENFFADA, ne possèdent pas de véhicule. Bon nombre d’entre elles doivent utiliser l’autocar pour se rendre dans les centres urbains, notamment pour des visites médicales.

Ce genre de situation accroît les risques auxquels sont exposées les personnes vulnérables comme les femmes, les filles et les minorités sexuelles.

« L’autoroute des larmes » ne sera plus desservie par Greyhound

Toutes les activités de Greyhound Canada en Colombie-Britannique cesseront le 31 octobre. La tristement célèbre « autoroute des larmes » perdra donc son service d’autocars.

Lors des audiences de l’ENFFADA, les collectivités situées le long de « l’autoroute des larmes » du nord de la Colombie-Britannique, ont affirmé s’être battues pendant plus d’une décennie pour qu’un service d’autocars ou de navettes soit instauré.

« L’autoroute des larmes » est malheureusement connue pour les disparitions et les meurtres de jeunes femmes, dont une majorité d’Autochtones.

De 1969 à 2011, 19 femmes y sont retrouvées mortes ou sont toujours portées disparues. Le site Internet de la célèbre autoroute avance que le nombre de femmes disparues ou assassinées y serait supérieur à 40.

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