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Services d’incendie : les lacunes observées à Bas-Caraquet ne sont pas exceptionnelles

Marc Henrie en entrevue devant un camion d'incendie

Plusieurs services d'incendie au Nouveau-Brunswick ont besoin d'une meilleure formation, selon Marc Henrie, instructeur en formation des pompiers au NBCC et capitaine au service d’incendie de Saint-Paul.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs services d'incendie au Nouveau-Brunswick ont besoin d'une meilleure formation, et la province tout entière a besoin de normes en ce domaine, selon un formateur.

Une vidéo prise lors de l’incendie récent à l’église de Bas-Caraquet montre des pompiers s’aventurer dans le bâtiment en flamme sans appareil respiratoire. Ce n’est pas la seule vidéo circulant sur les réseaux sociaux qui montre la nécessité d’améliorer la formation des pompiers, souligne Marc Henrie, instructeur en formation des pompiers au NBCC et capitaine au service d’incendie de Saint-Paul.

« Ça fait maintenant 10 ans que je suis instructeur, puis YouTube est un outil extraordinaire lorsqu’on vient enseigner aux pompiers à travers la province. Ce n’est pas nécessairement pour parler de Bas-Caraquet. On peut trouver des images partout », explique Marc Henrie.

La formation des pompiers s’est améliorée dans les dernières années, souligne-t-il, et les besoins sont toujours pressants.

« Lorsqu’on voit des images de pompiers qui ne portent pas leur appareil respiratoire, par exemple, ou lorsqu’on voit des pompiers qui n’ont même pas l'équipement nécessaire, on parle du manteau, des culottes, de l’équipement de protection, je me secoue encore la tête aujourd’hui lorsque je vois des images comme ça. Ça veut dire qu’il y a encore beaucoup de formation à faire dans notre province », affirme Marc Henrie.

Tous les services d’incendie commettent des erreurs à l’occasion, y compris celui de Saint-Paul, reconnaît M. Henrie, mais il faut apprendre à les éviter.

L’important, c’est d’apprendre avec la formation, grandir de ça et ne pas répéter les mêmes erreurs.

Marc Henrie, instructeur en formation des pompiers au NBCC et capitaine au service d’incendie de Saint-Paul.

Le Nouveau-Brunswick a besoin de normes uniformes en matière de formation des pompiers, selon M. Henrie. À l’heure actuelle, dit-il, les districts de services locaux (DSL) disposent d’un certain avantage sur les petites municipalités.

« C’est-à-dire que les DSL de la province, qui sont gérés une peu comme une grande municipalité, ont des standards minimums pour les services d’incendie, ce qui oblige un minimum de formation, un minimum de participation, des exigences minimums pour les chefs pompiers et même certains officiers. Puis, dans les municipalités, ils sont vraiment laissés à eux-mêmes à développer leur propre politique, ce que je pense être un grand manque au Nouveau-Brunswick », explique Marc Henrie.

La grande majorité des services d’incendie dans la province reposent sur des bénévoles. Comment les pousser à mieux se former sans les décourager? Marc Henrie répond que plus un service de pompiers bénévoles travaille de façon professionnelle, plus il y a de gens qui veulent en faire partie.

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