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Tramways : Bombardier s’excuse auprès des Torontois

Photo d'hommes en complet, les bras croisés sur un bureau à l'hôtel de ville
Benoit Brossoit de Bombardier s'adresse aux membres de la Commission de transport de Toronto, mardi. Photo: CBC/Chris Langenzarde
Radio-Canada

Après des mois de retards dans la livraison et un rappel, le président de Bombardier Transport en Amériques, Benoit Brossoit, s'est « excusé » publiquement devant la Commission de transport de Toronto au sujet des nombreux problèmes connus par les tramways de la compagnie.

Bombardier a révélé la semaine dernière que 67 des 89 tramways livrés à Toronto devraient être renvoyés à l’usine, à cause de mauvaises soudures.

Le rappel s'échelonnera jusqu'en 2022.

M. Brossoit a assuré durant la réunion de la CTT, mardi, que les usagers n'avaient rien à craindre pour leur sécurité, le rappel visant à garantir la durabilité à long terme des tramways.

Nous comprenons et partageons la déception du maire, de la Commission et des usagers. Nous leur présentons nos excuses les plus sincères.

Benoit Brossoit, président de Bombardier Transport en Amériques

Bombardier est une entreprise canadienne et nous tenons à l’Ontario, a ajouté M. Brossoit.

Photo d'un nouveau tramway qui roule sur l'avenue Spadina avec des tours de condos en arrière-plan.L'un des nouveaux tramways de Bombardier à Toronto Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

Scepticisme

Sceptique, le commissaire Rick Byers de la CTT a toutefois demandé à M. Brossoit s'il pouvait garantir qu'il n'y aurait pas d'autres délais.

M. Byers a décrit les ratés des tramways comme une expérience incroyablement frustrante pour les commissaires et surtout les usagers.

M. Broissoit a répondu que Bombardier faisait des pieds et des mains pour assurer le meilleur contrôle de qualité possible.

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Pour sa part, le président de la CTT, Josh Colle, voit dans la présence de M. Brossoit devant la Commission un signe de bonne volonté de la part de Bombardier.

Ils me semblaient peu réceptifs concernant certaines questions il y a quelques années, alors le fait qu'ils soient ici aujourd'hui me montre qu'ils sont à l'écoute, a affirmé M. Colle.

De son côté, le professeur Matti Siemiatycki de l'Université de Toronto croit que Bombardier doit passer de la parole aux actes si la compagnie veut faire face à la concurrence de plus en plus forte d'entreprises de Chine et de Corée, notamment.

C'est un moment-clé pour Bombardier, explique-t-il. Si la compagnie ne prend pas les choses en main, des concurrents tenteront de prendre sa place.

Avec les informations de CBC

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