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Demande d’action collective contre les CHSLD : du personnel réclamé en Outaouais

Les mains d'une patiente dans un CHSLD. (Archives)
Le Conseil pour la protection des malades (CPM) monte au front afin de défendre les personnes âgées et malades qui vivent en centre d'hébergement au Québec, sujettes à des conditions de vie jugées « dégradantes ». Photo: Radio-Canada

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l'Outaouais (STTSSSO-CSN) réclame davantage de personnel au lendemain de la demande d'une action collective du Conseil pour la protection des malades (CPM) contre l'ensemble des CHSLD de la province.

En Outaouais, 16 CHSLD et jusqu’à 1290 résidents sont concernés.

« Quand on a vu ça, ça n'a étonné personne, a réagi Josée McMillan, présidente du STTSSSO-CSN, en entrevue à Radio-Canada. Ça fait déjà plusieurs années qu'on dit qu'on manque de personnel et que les services ne sont pas dispensés. »

Mme McMillan représente notamment les préposés aux bénéficiaires. « [Les employés] n'ont pas le temps de donner un bain, de faire marcher les résidents, de les coiffer, de couper leurs ongles, etc., a-t-elle égrené. Ce sont toutes des choses que nous avons déjà entendues de la part de nos membres. »

« Au bout du compte, s'il n'y a pas d'ajout de personnel, si on ne trouve pas le personnel pour donner les services, on va toujours être dans la même situation », a dénoncé Mme McMillan.

Il faut rouler à 100 000 à l'heure tout le temps.

Josée McMillan, présidente du STTSSSO-CSN

Le Conseil pour la protection des malades (CPM) a demandé à la Cour supérieure du Québec d'accueillir une demande en action collective contre tous les CHSLD de la province. Cette action pourrait coûter des centaines de millions de dollars.

L’organisation, qui entend représenter les quelque 37 000 personnes hébergées, dénonce depuis des années la mauvaise qualité des services offerts dans le réseau public.

Michel Légère, ancien maire de Hull et membre de Santé Outaouais 2020, juge que cette demande est une bonne chose.

« Quand on regarde l’augmentation du nombre de personnes âgées, j’ai l’impression qu’à long terme, ça va devenir de plus en plus difficile. On a des problèmes de recrutement », estime M. Légère en entrevue aux Matins d'ici.

« Quand on dit qu’on met de l’argent, c’est vrai, mais on a coupé combien, pendant combien de temps? De sorte que c’est un rattrapage », conclut-il, jugeant que la situation est un peu « inquiétante » pour l'avenir.

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé