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Le Canada mènera une nouvelle mission de formation en Irak

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a visité les troupes en poste sur la base militaire de Kadaga, en Lettonie.
Le premier ministre canadien Justin Trudeau a visité les troupes en poste sur la base militaire de Kadaga, en Lettonie. Photo: Associated Press / Roman Koksarov

En marge du sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), le premier ministre Justin Trudeau a annoncé mercredi que le Canada sera à la tête d'une nouvelle mission de formation militaire en Irak dès cet automne.

Après avoir annoncé une prolongation de la mission canadienne en Lettonie, Justin Trudeau s’engage maintenant à déployer jusqu’à 250 membres des Forces armées à Bagdad et dans les environs pendant un an, soit jusqu’à l’automne 2019.

Le Canada sera chargé de former les militaires irakiens sur le terrain, notamment sur les méthodes permettant de désamorcer des engins explosifs. Jusqu’à quatre hélicoptères Griffon de l'Aviation royale canadienne seront aussi mis à contribution.

Le financement de cette mission proviendra du budget déjà prévu dans le cadre de l'opération IMPACT, à laquelle le Canada contribue depuis la fin 2014, au sein de la Coalition mondiale contre le groupe armé État islamique.

L'annonce de mercredi consiste essentiellement en une réorganisation des ressources militaires canadiennes déjà engagées en Irak.

« Cette mission représente la prochaine étape pour le Canada à la suite du combat fructueux mené contre l’État islamique pour aider à rétablir la capacité institutionnelle en Irak et jeter les bases d’une paix et d’une stabilité durables », a indiqué le cabinet du premier ministre par communiqué.

Nous sommes fiers d’assumer un rôle de leadership en Irak, et de travailler avec nos alliés et le gouvernement de l’Irak.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

En octobre dernier, le Canada avait temporairement suspendu ses activités de formation des forces irakiennes et kurdes, en raison des tensions entre les deux factions.

Désormais, la formation ne sera offerte qu’aux militaires irakiens. Sur les 250 militaires envoyés par le Canada, seulement 50 seront responsables de cette formation.

Un nombre maximal d'environ 850 membres des Forces armées a été approuvé pour participer à l'opération IMPACT.

Rien à voir avec les doléances de Trump, assure Ottawa

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a été questionnée par les journalistes sur l’arrivée de cette nouvelle mission dans un contexte de critiques de l’administration Trump, qui déplore le manque d’engagement et de financement de certains membres de l’OTAN.

Mme Freeland a toutefois évité de s'aventurer sur ce terrain, expliquant simplement que le Canada est un pays souverain qui décide lui-même de ses politiques étrangères.

Notre première, et vraiment notre seule considération, était ce qui servait l'intérêt national canadien, [...] ce qu'il convenait de faire pour le Canada compte tenu de notre rôle dans le monde et du très grand intérêt que nous avons pour un ordre international fonctionnel et fondé sur des règles.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères du Canada

Selon elle, aider à reconstruire la démocratie naissante en Irak est « une excellente chose que le Canada doit faire ».

La mission en chiffres

  • 125 soldats appuyés par des véhicules blindés assureront la sécurité de la mission au siège de l’OTAN à Bagdad;
  • 50 formateurs déployés dans les écoles et les centres de formation des forces irakiennes dans la région de Bagdad;
  • Une vingtaine d’employés du siège social de l’OTAN déployés à Bagdad pour administrer la mission;
  • Quatre hélicoptères Griffon et le personnel de soutien pour appuyer les activités de l’OTAN sur le terrain.

Avec les informations de Louis Blouin

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