•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le zéro emballage : une affaire rentable

Des bidons de savon et des bocaux de toutes sortes de produits sur les étag`res d'un magasin

Le magasin The Soap Dispensary

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les commerces pratiquant le zéro déchet et ceux qui ont banni tout emballage ont le vent dans les voiles à Vancouver. Les initiatives se multiplient et tant les commerces que les consommateurs y trouvent leur compte.

Un texte de Noémie Moukanda

Acheter son détergent à lessive, son huile ou encore son vinaigre en vrac, c'est possible dans plusieurs commerces de Vancouver. De plus, ces achats se font avec vos propres contenants ou vos sacs parce que dans ces magasins, les emballages ne sont pas les bienvenus.

The Soap dispensary est l’un des magasins qui se sont imposés à Vancouver. Sa propriétaire, Linh Truong, a misé sur le gros lot en faisant le pari du zéro déchet. « Les affaires fonctionnent bien », se réjouit-elle.

« Tous les ans, nous prenons de l’expansion en tant qu’entreprise, nous engageons plus de personnel et augmentons notre assortiment de produits. »

— Une citation de  Linh Truong, propriétaire du magasin The Soap Dispensary

Le magasin a par ailleurs diversifié ses fournisseurs, toujours avec le souci d’offrir des produits qui respectent l’environnement.

« Tout converge pour que ça marche. L’industrie grandit, les gens sont plus sensibles à l’environnement et mieux préparés à ce mode de consommation. »

— Une citation de  Linh Truong, propriétaire du magasin The Soap Dispensary
Linh Truong pose dans son magasin et  il y a des bocaux de produits sur des étagères derrière elleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Linh Truong, propriétaire du magasin The Soap Dispensary

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Répondre à la demande

En 2011, The Soap Dispensary a démarré avec 30 000 $ de budget. Les premiers mois, l'entreprise a fonctionné à perte et ne comptait aucun employé. Aujourd’hui, elle occupe une surface quatre fois plus grande qu’à ses débuts. Elle emploie 20 personnes et se fournit auprès d’une centaine de marques pour répondre aux besoins de sa clientèle.

Il y a néanmoins un revers à la médaille, reconnaît Mme Truong. La demande est telle qu’il faut parvenir à garder le rythme, car le travail est soutenu.

« Nous faisons tous les remplissages [de contenants] pour nos clients et nous devons avoir beaucoup de personnel pour approvisionner les boîtes et les bocaux. »

— Une citation de  Linh Truong, propriétaire du magasin The Soap Dispensary

Linh Truong estime que cette lourdeur des tâches est plus imposante que « dans un magasin normal, où on met juste les articles sur une étagère et où les gens n’ont qu’à les prendre et passer à la caisse ». Et c'est sans compter que les différents bocaux, les bouteilles et les autres récipients doivent être nettoyés avant d'être renvoyés aux fournisseurs.

« La réutilisation de produits ou autres implique un certain travail, mais ce qui doit être fait doit être fait », souligne la propriétaire du magasin.

Le réalisateur Daniel Beauparlant a visité l'épicerie Nada pour voir comment elle procède.

Un marché en plein boom

Bien que les concepts zéro déchet et zéro emballage gagnent en popularité, Mme Truong n’envisage pas d’ouvrir un autre magasin. « Ce genre de commerce doit rester aux mains d’indépendants et ne pas devenir des chaînes », estime-t-elle.

« En à peine deux mois, trois commerces ont ouvert dans un périmètre de 1 kilomètre carré de mon magasin », remarque-t-elle. Elle ne redoute pas cette concurrence, car chaque initiative apporte une touche personnelle à ce mouvement qu’elle estime mondial. Elle croit en effet que tout le monde a sa place dans ce nouveau marché en plein essor.

« [Ces magasins] répondent à un besoin d’un point de vue environnemental et communautaire. Quand les gens entendent parler du plastique dans les océans, ils ont envie de faire de meilleurs choix et le magasin sans déchet est une réponse à la réduction du plastique. »

— Une citation de  Linh Truong, propriétaire du magasin The Soap Dispensary

Contrairement à ce qu'elle a vécu, elle pense qu’un tel commerce aujourd’hui est rentable immédiatement.

De l’éphémère au durable

Depuis deux semaines et demie, l’épicerie Nada a un emplacement permanent dans l’est de Vancouver. Après trois années de concept éphémère, ses gestionnaires se réjouissent du succès qu'ils ont.

« Nous sommes très occupés, nous n’avons pas le temps de souffler, les retours sont très positifs. »

— Une citation de  Alison Carr, propriétaire de l'épicerie Nada
Des pommes et des pailles en acier dans une épicerie zéro emballageAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'épicerie zéro déchet Nada a ouvert à Vancouver il ya environ deux semaines

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Pour Alison Carr, copropriétaire de l’épicerie, la communauté que Nada a réussi à bâtir dans les différents quartiers où le magasin s’est implanté les dernières années contribue fortement à son succès.

« C’est très difficile d’imaginer ouvrir un magasin dans notre contexte, mais nous avons pris le temps pour y arriver. »

— Une citation de  Alison Carr, copropriétaire de l’épicerie Nada

En peu de temps, l’épicerie a attiré des clients de tous les âges et de toute la région de Vancouver. Mme Carr croit que, si son commerce est fréquenté par une population si variée, c’est parce qu’un magasin entièrement sans déchet ni emballage demeure encore rare.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !