•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tofino pourrait bâtir une tour contre les tsunamis

Plan d'une tour, soutenue par des poteaux cylindriques, avec des escaliers qui montent jusqu'à deux plateformes.

Dans l'État de Washington, la Federal Emergency Management Agency a annoncé en juin la construction d'une tour contre les tsunamis, qui pourra accueillir jusqu'à 390 personnes.

Photo : Federal Emergency Management Agency (FEMA)

Radio-Canada

La ville de Tofino envisage de construire une tour contre les tsunamis où les gens pourront se réfugier, à l'abri des vagues, en cas de catastrophe naturelle.

Benoît Pirenne, le directeur responsable de l'engagement des utilisateurs à Ocean Networks Canada, affirme que Tofino serait particulièrement vulnérable en cas de raz-de-marée, faute d’endroits en hauteur situés à proximité.

Si un tremblement de terre causait un tsunami à proximité de la côte, ce serait trop long d’atteindre un lieu sécuritaire par la route. « 20 minutes, une demi-heure, 45 minutes, ce ne serait pas suffisant », explique-t-il.

Pour certaines communautés, [les tours] constituent la seule possibilité d’évacuer leurs habitants à temps.

Benoît Pirenne, directeur responsable de l'engagement des utilisateurs, Ocean Networks Canada

Des tours robustes

Les tours contre les tsunamis, qui sont conçues pour résister à l’assaut des vagues, doivent aussi être assez robustes pour pouvoir résister à l’impact des débris transportés par l’eau.

Leur base, formée d’un ou de plusieurs piliers cylindriques, est normalement surmontée d’une plateforme sur laquelle les personnes peuvent trouver refuge. Chaque plateforme peut accueillir, en moyenne, de 12 à 100 personnes.

Des constructions présentes au Japon et aux États-Unis

Dans l’État de Washington, aux États-Unis, une première tour a été construite en 2015. À la fin du mois de juin, l'Agence fédérale des situations d'urgence (FEMA) a annoncé la construction d’une autre tour à Tokeland, au coût de 2,5 millions de dollars. Ses deux plateformes pourront accueillir jusqu’à 390 personnes.

Ce type de structure existe aussi au Japon, où elles ont notamment servi lors du tsunami dévastateur de 2011.

Selon Benoît Pirenne, les municipalités britanno-colombiennes de Port Alberni et Ucluelet pourraient aussi envisager cette solution pour pallier les difficultés d'évacuation en cas de tsunami.

Toutefois, en raison du coût de ces structures et, particulièrement dans les régions touristiques, de leur impact visuel sur le paysage, on ne doit, selon lui, que les bâtir aux endroits où c’est vraiment nécessaire.

Colombie-Britannique et Yukon

Incidents et catastrophes naturelles