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Trois mois de prison pour avoir laissé sa mère agoniser sur le sol de leur maison

Les épaules et la tête d'un homme en complet-cravate qui marche le long d'une rue. En arrière-plan, des voitures sont stationnées de l'autre côté de la rue.
Ron Siwicki, alors qu'il quittait le tribunal en janvier dernier, après avoir plaidé coupable de négligence criminelle ayant entraîné la mort de sa mère en novembre 2014. Photo: Radio-Canada / Jeff Stapleton/CBC
Radio-Canada

Ron Siwicki, le musicien de Winnipeg qui a laissé sa mère agoniser et mourir sur le sol de leur maison en 2014, écope de trois mois de prison.

La peine a été prononcée par la juge Colleen Suche, qui a indiqué avoir tenu compte des remords exprimés par M. Siwicki et du fait qu’il avait reçu du soutien psychologique. Il n’en demeure pas moins que ses gestes, a-t-elle dit, n’auraient pas pu avoir de pires conséquences.

Ron Siwicki ayant déjà passé un mois en prison, il lui reste deux mois de sa sa peine à purger.

Des amis et des membres de la famille de Ron Siwicki étaient présents au tribunal pour le prononcé de sa peine. Certains d'entre eux pleuraient quand la juge a prononcé la peine et M. Sawicki les a salués de la main.

En janvier, Ron Siwicki a plaidé coupable de négligence criminelle ayant entraîné la mort de sa mère, Elizabeth Siwicki, devant la Cour du banc de la reine à Winnipeg. Mme Siwicki était âgée de 89 ans et souffrait de démence.

Retour sur les événements

Tombée de son lit en novembre 2014, Elizabeth Siwicki n'a pas pu se relever. Comme elle refusait d'aller à l'hôpital et qu'il était incapable de la bouger, son fils l'avait laissée sur le sol là où elle était tombée pendant plus de trois semaines avant qu’elle ne meure. Entre-temps, il la nourrissait de suppléments alimentaires liquides et d’eau.

Le tapis sur lequel gisait Mme Simicki était déformé par ses déjections quand elle est morte. Les plaies de lit qu'elle avait subies étaient si graves qu’elles ont atteint ses os et entraîné sa mort, selon l’autopsie.

Ron Siwicki a déclaré à la cour qu'après la mort de son père et de sa soeur en milieu hospitalier il était devenu le principal donneur de soins de sa mère. Il lui avait alors promis qu’elle pourrait mourir à la maison comme elle le souhaitait. Il a ajouté qu’il n’était cependant pas en mesure de composer avec la santé déclinante de sa mère.

Il a dit avoir tenté de prendre soin d’elle et, quand il l’a trouvée morte, il a voulu nettoyer son corps avant d’appeler l’ambulance.

Ron Siwicki a pleuré devant la cour,le mois dernier, en disant qu’il avait été l’aidant naturel de sa mère et qu’elle ne voulait pas aller à l’hôpital.

Il a aussi déclaré qu’il avait vécu avec ses parents toute sa vie, que ces derniers lui interdisaient de quitter la ville et que sa mère le décourageait d’avoir des relations amoureuses.

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