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11 septembre 2001: la CIA et le FBI critiqués

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission d'enquête spéciale du Congrès conclut dans son rapport que les services du renseignement américains ont raté plusieurs occasions de faire échouer les attentats du 11 septembre 2001.

La commission d'enquête du Congrès américain sur les attentats du 11 septembre 2001 a rendu public, jeudi, un rapport très attendu dans lequel elle critique très sévèrement les carences des différents services de renseignement.

Dans ce rapport de quelque 900 pages, les membres de la commission concluent, après une enquête de neuf mois, que les agences de renseignement américaines ont failli à leur tâche. Ainsi, on y apprend que la CIA n'aurait pas pris en compte des informations qu'elle détenait sur de futurs terroristes, que le FBI n'a pas été en mesure de surveiller étroitement des membres d'Al-Qaïda qui étaient entrés sur le territoire américain et que l'Agence nationale de sécurité (NSA) a intercepté des communications entre terroristes qu'elle n'a pas utilisées par la suite.

«Je pense qu'il y avait des chances que nos services de renseignement, travaillant ensemble, auraient pu mettre au jour le complot du 11 septembre suffisamment tôt pour le faire échouer», a déclaré, pour sa part, le sénateur démocrate Bob Graham, ancien président de la commission du renseignement du Sénat et membre actif de l'élaboration du rapport sur les attentats.

Cette position du sénateur Graham diffère cependant quelque peu des conclusions de la commission d'enquête, cette dernière estimant qu'aucun élément n'indique que le gouvernement aurait pu empêcher les attentats.

Bob Graham s'est également déclaré, quelques heures avant le dépôt officiel du rapport, «très préoccupé du fait que personne dans la communauté du renseignement n'ait encore été sanctionné pour ces échecs».

Le rôle de l'Arabie saoudite restera secret

Adjoint de Bob Graham jusqu'en décembre dernier à la commission du renseignement du Sénat, le sénateur républicain Richard Shelby regrette, quant à lui, que trop de détails restent secrets dans la version publique du rapport.

28 pages consacrées au rôle de l'Arabie saoudite dans la préparation des attentats ont ainsi été expurgées de la version présentée jeudi. «Cela aurait été peut-être embarrassant si le secret avait été totalement levé sur ce sujet», a affirmé le sénateur Shelby à ce propos.

«Je peux seulement vous dire que je pense que le peuple américain doit savoir qui est derrière le financement de nombreuses prétendues oeuvres caritatives et derrière les fonds versés au terrorisme, car l'argent est la clé des attaques terroristes», a-t-il expliqué.

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