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Gratuité des études au N.-B. : l’exclusion de certains étudiants soulève des questions

Sugar Sammy entame une tournée pancanadienne en s'arrêtant à Winnipeg.

CBC

Un diplômé de l'Université de Moncton cherche à savoir pourquoi les étudiants en droit et en médecine sont exclus du Programme des droits de scolarité gratuits et du Programme d'allègement des droits de scolarité pour la classe moyenne du Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement a créé ces programmes pour aider les étudiants issus de familles à faible revenu à faire leurs études dans une université ou un collège de la province financés par des fonds publics.

Marc-André Desjardins, de la région de Grand-Sault, a été étonné d’apprendre qu’il ne pouvait en bénéficier. On lui a dit que les programmes ne couvraient pas les études en droit ni en médecine. Il se demande pourquoi.

« J’essaie seulement d’avoir une réponse de leur part. Pourquoi n’acceptez-vous pas le programme de droit? », demande l’étudiant.

Marc-André Desjardins dit avoir porté plainte à l’ombudsman du Nouveau-Brunswick, faute d’une réponse satisfaisante du gouvernement. Le bureau de l'ombudsman a comme politique de ne pas nier ni confirmer la réception d'une plainte.

Des programmes d'aide limités

Il n’a pas été possible d’avoir en entrevue le ministre de l’Éducation postsecondaire, Roger Melanson. Mais une réponse écrite fournie par son bureau explique que les étudiants en droit et en médecine sont admissibles au Programme des droits de scolarité gratuits et au Programme d’allègement des droits de scolarité pour la classe moyenne quand il s'agit de leur grade de premier cycle.

La province fait une distinction entre le premier et le second grade de premier cycle, selon les explications données sur une foire aux questions publiée en 2016. Même si les diplômes de médecine et de droit sont considérés comme étant de premier cycle, il s’agit généralement d’un second grade, et les étudiants qui y sont inscrits ne sont pas admissibles à l’aide financière.

L’Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick appuie l’inclusion de ces étudiants, explique la directrice de l’organisme, Emily Blue. Dans une lettre envoyée au ministre l'an dernier, l'organisme dit que ce ne serait pas un fardeau additionnel pour le financement des programmes d'aide.

La croisade de Marc-André Desjardins dure plus longtemps que ses études. Il a décroché son diplôme de droit au printemps. Il estime qu’il lui faudra une dizaine d’années pour rembourser sa dette d’étude, qui s’élève à environ 50 000 $. Il vit chez sa famille pour épargner de l'argent le temps de faire son stage avant de devenir avocat.

Les deux programmes d'aide n'existaient pas quand M. Desjardins a reçu son premier baccalauréat, à l'Université St. Thomas. Et le gouvernement avait aboli en 2015 le programme précédent qui offrait un allègement maximal de 20 000 $ aux diplômés qui restaient dans la province pour travailler. Il dit qu'il n'a reçu aucune aide des programmes gouvernementaux et qu'il est plus endetté que d'autres étudiants à cause de cela.

D’après un reportage de Shane Magee

Nouveau-Brunswick

Éducation