•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Autochtones dénoncent l'arrêt du service de Greyhound

Un autocar sur la route.

Le service d'autocar Greyhound cessera d'exploiter tous ses trajets dans l'ouest du pays, exception faite de celui qui relie Vancouver à Seattle, aux États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’Assemblée des chefs du Manitoba (ACM) fait appel aux gouvernements provincial et fédéral afin de pallier le manque de services de transport à venir suite à l'arrêt des lignes d'autocar de Greyhound, indispensables à de nombreux habitants du nord de la province.

Le grand chef Arlen Dumas explique que l’arrêt des lignes d’autocar dans l'Ouest canadien, annoncé par la compagnie Greyhound, pénalisera les communautés autochtones éloignées, qui dépendent de ce service notamment pour se rendre à leurs rendez-vous médicaux en région urbaine.

« Les documents attestent déjà qu’il faut à nos concitoyens jusqu’à 14 heures de transport par autocar pour aller voir un médecin. Comment feront-ils pour accéder aux services de santé, maintenant », demande le grand chef de l’ACM.

D’après l’annonce faite par la compagnie Greyhound, ces changements doivent intervenir à la fin du mois d’octobre.

« La santé est un droit issu des traités »

Le vice-président de la compagnie Greyhound, Stuart Kendrick, a fait savoir que les autorités provinciales et fédérales étaient « parfaitement au courant » des difficultés de l’entreprise.

Greyhound, dit-il, plaide depuis longtemps pour un modèle économique permettant à n’importe quel transporteur privé de soumissionner pour reprendre ces services essentiels en milieu rural, et continuera de pousser Ottawa à trouver des solutions pour améliorer le transport dans les communautés du nord.

Arlen Dumas note l’effort de la compagnie de transport et rappelle « au gouvernement du Canada que la santé est un droit issu des traités ».

« La distance des centres de santé est un problème pour le bien-être de nos citoyens, et cette annonce va accroître leurs difficultés », ajoute-t-il.

Josh Brandon, du centre de planification sociale de Winnipeg, estime lui aussi que cette annonce va pénaliser les habitants les plus démunis de la province, pour qui l’autocar est souvent le seul moyen de transport.

Avec des informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !