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La Conférence des préfets veut modifier le règlement sur les milieux humides

Un étang

Un étang

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue (CPAT) estime que la version actuelle du règlement pour protéger les milieux humides nuira au développement de la région.

Avec les informations de Piel Côté

Ce règlement ne tient pas compte des spécificités de la région, selon la présidente de la CPAT, Claire Bolduc.

Ce règlement stipule entre autres qu'une compensation devra être donnée pour tout développement sur des milieux humides. Cette situation agace particulièrement Mme Bolduc.

« L'argent qui serait demandé pour compenser la perte des milieux humides, on n'est même pas assuré qu'elle va revenir en région pour servir des projets d'ici », laisse-t-elle entendre.

Les cinq MRC croient donc que toutes les sommes recueillies par les compensations d'une MRC devraient être affectées à un fond « vert », que seule la MRC pourrait utiliser.

« Inéquitable », disent les préfets

Cette deuxième mouture du règlement sur les milieux humides, sortie en mai, déplaît aussi aux élus de la région pour son iniquité.

Je m'explique mal comment le gouvernement propose une formule pour établir une compensation à payer sans tenir compte de l'abondance des milieux humides et hydriques.

Jaclin Bégin, préfet de la MRC d'Abitibi-Ouest

Selon Claire Bolduc, jusqu'à 40 % du territoire de certaines villes est constitué de milieux humides. Elle déplore donc que les mêmes normes soient appliquées aux municipalités de la région et aux autres centres urbains du Québec.

« À Laval, par exemple, ils ont remblayé carrément la majorité de leurs milieux humides et ils n'ont pas eu à payer pour ça. Là, ils n'en ont plus, ils les ont déjà tous sacrifiés. Tous les Québécois vivent avec ces erreurs, mais nous on devrait payer en plus », déplore Claire Bolduc.

La ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, indique via son attaché de presse que la date limite pour recevoir les recommandations était seulement vendredi dernier. Selon elle, il est donc prématuré de commenter les mémoires à la pièce.

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