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Réduire l’isolement des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario

La façade du Centre francophone de Thunder Bay, sur laquelle sont accrochés des ballons.
Le Centre francophone à Thunder Bay regroupe plusieurs organismes offrant des services aux francophones de la région. Photo: Audrey Debruyne

La coopérative du Regroupement des organismes francophones de Thunder Bay (ROFTB), qui gère le Centre francophone, a lancé au printemps un projet d'une durée de trois ans qui a pour objectif de diminuer l'isolement d'au moins 300 francophones habitant Thunder Bay et les environs.

Un texte de Miguel Lachance

Le projet est rendu possible grâce une subvention de près de 550 000 $ de la Fondation Trillium de l’Ontario.

Pour y arriver, le ROFTB soutiendra les activités organisées par ses groupes membres, dont le Club culturel francophone de Thunder Bay et l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario.

L’appui se fera sous plusieurs formes, dans le but de permettre à plus de gens de participer aux activités.

Le soutien peut être financier, en permettant par exemple aux organismes d’augmenter leur budget de promotion, explique la gestionnaire du projet, Claire Thiébaut.

Une fourgonnette, achetée spécialement pour le projet, sera utilisée pour transporter ceux qui peuvent difficilement se déplacer pour participer aux activités.

Une fourgonnette dans un garageLe véhicule permettra entre autres le transport de personnes en fauteuil roulant. Photo : courtoisie: Centre Francophone

Le Centre francophone pourra aussi offrir à moindre coût la location de sa salle communautaire pour des activités approuvées.

La subvention permet aussi de payer le salaire de Claire pendant trois ans, explique Claudette Gleeson, la présidente du ROFTB.

Une seconde subvention, celle-ci provenant de la Société de gestion du Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario, a permis l’embauche d’une deuxième employée.

Risque élevé d’assimilation

Selon Mme Gleeson, le faible pourcentage de francophones dans le Nord-Ouest et l’immensité de la région expliquent en grande partie l’isolement de plusieurs membres de la communauté.

La présidente du ROFTB estime que certains groupes sont particulièrement à risque.

Les aînées et les femmes francophones ont en général des revenus moins élevés que la moyenne, ce qui peut les isoler davantage.

Claudette Gleeson, présidente du ROFTB

Elle ajoute que l’Accueil francophone (personnes âgées) et Centr’Elles (femmes), deux membres du ROFTB qui offrent principalement leurs services à ces clientèles, auront un important rôle à jouer dans le projet.

Selon Claire Thiébaut, le principal défi est de faire connaître la communauté francophone à un maximum de gens : Je sais, par expérience personnelle, qu’il est possible de vivre à Thunder Bay sans savoir qu’il y a d’autres personnes avec qui on peut parler en français.

Un groupe de personnes en réunion autour de tables rondes.Lorsqu’elle est arrivée à Thunder Bay, Claire ne savait pas qu’il s’y trouvait une communauté francophone. Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Il y a des gens qui vivent ici depuis de nombreuses années et qui ont été assimilés. C’est ce que nous voulons combattre avec ce projet.

Claire Thiébaut, gestionnaire de projet pour le ROFTB

En plus des médias sociaux, la gestionnaire du projet explique qu’elle utilisera des moyens de communication plus traditionnels : Je vais créer une chaîne téléphonique, pour permettre à ceux qui n’utilisent pas les nouvelles technologies de demeurer informés.

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