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Le prix des maisons est à la hausse en Atlantique

Maison à vendre

Le prix des maisons est à la hausse en Atlantique.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

Les villes de Fredericton, Moncton, Halifax et Saint-Jean de Terre-Neuve continuent de voir leur marché immobilier croître, selon un rapport publié mardi par Royal LePage.

Un texte de Camille Martel

Bien que la demande ait diminué à Fredericton, le prix des maisons a augmenté de 6,5 % lors du deuxième trimestre de 2018.

Le prix médian d'une maison dans la capitale néo-brunswickoise se situe désormais à 252 471 $.

« L'inventaire n'a jamais été aussi bas en 10 ans et les premiers acheteurs sont freinés par les nouveaux règlements concernant les prêts hypothécaires », peut-on lire dans le rapport.

Ainsi, il y a peu d'acheteurs sur le marché, mais la population de cette région a tellement augmenté qu'il y a quand même un manque d'inventaire pour les acheteurs.

Résultat : des maisons reçoivent des offres multiples et les prix demeurent élevés.

Cette tendance devrait se poursuivre à long terme, selon Royal LePage, car les acheteurs qui économisent pour une mise de fonds devraient devenir propriétaires à leur tour dans les prochaines années.

Pourquoi le prix médian plutôt que le prix moyen?

Les rapports qui évaluent les tendances immobilières se basent davantage sur le prix médian que le prix moyen. La raison est que la médiane permet d'éliminer les valeurs extrêmes qui risqueraient de mener à une fausse interprétation des données, car elle permet de diviser une série de données en deux parties égales. Par exemple, un prix médian de 150 000 $ indique que 50 % des propriétés se sont vendues à moins de 150 000 $ et l’autre 50 % à un prix supérieur.

Source : Fédération des chambres immobilières du Québec

L'immigration favorise l'augmentation des prix à Moncton

Le prix des maisons dans la région de Moncton a connu une augmentation de 10,9 % lors du deuxième trimestre de 2018, ce qui porte maintenant le prix moyen des maisons, toutes catégories confondues, à 204 883 $.

Selon Royal LePage, la hausse des prix est due à l'augmentation de la demande qui, elle, s'explique par l'arrivée d'un nombre appréciable d'immigrants.

« Le marché immobilier a bénéficié de l'afflux de nouveaux Canadiens dans la région en plus d'une bonne conjoncture économique », peut-on lire dans le rapport.

L'immigration a favorisé la demande dans le secteur immobilier à Moncton en 2018.

L'immigration a favorisé la demande dans le secteur immobilier à Moncton en 2018.

Photo : iStock

Par ailleurs, des acheteurs torontois s'intéressent au marché immobilier de Moncton, explique Royal LePage. Des propriétaires de la métropole canadienne investissent à Moncton pour leur retraite, car le prix des maisons est très bas comparativement à Toronto.

« De plus, les nouvelles règles hypothécaires n'ont pas freiné les acheteurs monctoniens, car les maisons sont abordables », précise le rapport.

Un inventaire bas et une demande stable à Halifax

À Halifax, le prix des maisons demeure élevé grâce à un inventaire relativement bas et à une demande qui ne diminue pas.

Les prix ont augmenté de 2,3 % pour le deuxième trimestre de 2018, ce qui fait en sorte que le prix médian d'une maison se situe dorénavant à 316 406 $.

« L'inventaire a diminué d'environ 25 % depuis l'année dernière », indique le rapport. On y explique que même si les acheteurs ont toujours accès à une sélection intéressante, la diminution de l'inventaire mène à une guerre des prix.

De plus, Royal LePage prédit une augmentation de 2,6 % du prix des maisons pour le prochain trimestre à Halifax.

Les acheteurs sont favorisés à Saint-Jean, Terre-Neuve

Malgré le climat économique difficile à Terre-Neuve-et-Labrador, le prix médian des maisons continue de grimper.

Saint-Jean a connu une augmentation de 6,9 % du prix des maisons lors du dernier trimestre, ce qui a porté le prix médian d'une maison à 347 154 $, même si la demandene demeure faible.

Toutefois, le marché des maisons à plus de 600 000 $ a diminué. Plusieurs de ces maisons se sont vendues à rabais, soit jusqu'à 20 % en dessous de leur valeur.

« C'est un bon moment pour les acheteurs qui désirent se procurer une maison de cette valeur », note le rapport.

Royal LePage estime que les acheteurs ont tout à gagner à Saint-Jean, car ils peuvent négocier davantage le prix des maisons et l'inventaire est élevé.

Nouveau-Brunswick

Immobilier