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De la recherche sur de petits réacteurs nucléaires au Nouveau-Brunswick

La centrale nucléaire de Point Lepreau.

De la recherche sera menée à la centrale nucléaire de Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick, sur un modèle de petit réacteur nucléaire modulaire.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonce un partenariat avec une société américaine, Advanced Reactor Concepts, qui cherchera à développer de petits réacteurs modulaires dans la province.

L’annonce avait lieu à la centrale nucléaire de Point Lepreau, dans le sud-ouest de la province, lundi matin.

Le président-directeur général d’Advanced Reactor Concepts, Donald Wolf, était sur place. Son entreprise tente de développer des réacteurs qui produiront 100 MW d’électricité.

Donald Wolf PDG d'Advanced Energy Concepts affirme que son entreprise tente de développer de petits réacteurs de 100 MGAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tom Wolf PDG d'Advanced Energy Concepts affirme que son entreprise tente de développer de petits réacteurs de 100 MG

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

À titre de comparaison, la centrale de Point Lepreau a une capacité nette de 660 MW d’électricité. Elle subvient à environ le tiers des besoins énergétiques de la province.

Advanced Reactor Concepts (ARC) investira 5 millions de dollars dans des activités de recherche et de développement au Nouveau-Brunswick et ouvrira un bureau à Saint-Jean.

L’entreprise cherche à mettre au point et à commercialiser un réacteur à conception métallique refroidi au sodium. Elle utilise notamment la technologie de GE Hitachi Nuclear Energy. Selon le site web d’ARC, son réacteur intègre une technologie qui a fait ses preuves depuis 30 ans aux États-Unis, l’EBR-II, et comprend des dispositifs qui préviendraient un accident nucléaire.

Donald Wolf croit que le réacteur de son entreprise pourrait être commercialisé dès 2028. Il croit que le Nouveau-Brunswick est l'endroit idéal pour le développer. « Vous avez une attitude communautaire qui est très favorable au nucléaire. C’est très important », a-t-il affirmé.

Le PDG d'Énergie NB, Gaëtan Thomas, croit pour sa part que le type de réacteur sur lequel planche ARC convient tout à fait à son entreprise. « Cette nouvelle technologie nous [permettrait] de construire une centrale quand on en a besoin. » Les composants modulaires du réacteur font en sorte qu'il peut être expédié en pièces détachées sur un site d'assemblage et mis en service rapidement. Il peut également servir à des usages non traditionnels, selon ARC, comme dans des usines de dessalement de l'eau de mer et dans des sites d'extraction de gaz de schiste.

Gaëtan Thomas, PDG d'Énergie NB, répond aux questions des journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gaëtan Thomas, PDG d'Énergie NB, répond aux questions des journalistes.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Un 2e réacteur à Point Lepreau

Par le passé, le gouvernement provincial a envisagé l’installation d’un deuxième réacteur à Point Lepreau notamment pour mieux contrôler les prix de l’électricité et pour limiter l’émission de gaz à effet de serre.

Une étude avait d’ailleurs conclu à la faisabilité de ce projet en 2008. Une partie de l’électricité produite aurait été destinée à des marchés extérieurs.

Gaëtan Thomas a répété, lundi, que le nucléaire fait partie selon lui de la solution pour réduire les émissions polluantes de la province.

Le ministre du Développement de l’Énergie et des Ressources, Rick Doucet a renchéri. « Nous sommes heureux de constater que nous avons des partenaires à la table qui ont la capacité de faire des progrès dans ce secteur, alors que nous cherchons à faire la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. »

Un potentiel économique

Le ministre Doucet a également souligné le potentiel économique du projet. La construction d'un petit réacteur nucléaire permettrait de créer des milliers d'emplois pendant la phase de construction, selon lui.

Cette perspective enthousiasme Claude Richard, de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité. « J’ai les doigts croisés que ça va créer des emplois pour le Nouveau-Brunswick et développer des technologies qui peuvent être répandues à travers le monde », a-t-il lancé après la conférence de presse.

Claude Richard, de la Fraternité internationale des ouvriers en électricitéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claude Richard, de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Le gouvernement provincial n'investira pas d’argent dans ce projet précis, mais il annoncé récemment un financement de 10 millions de dollars dans un groupe de recherche nucléaire formé par la Société de solutions énergétiques du Nouveau-Brunswick, partenaire du projet.

« Ce n'est pas vert »

Pour le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, cette nouvelle est décevante. « Ce n'est pas vert, ce n'est pas renouvelable et c'est très risqué », lance-t-il d'emblée, en parlant de l'énergie nucléaire.

Il estime également que le Nouveau-Brunswick devrait se concentrer sur des besoins plus pressants, comme le système de santé.

Avec des renseignements de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Énergie