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Des conditions de travail avantageuses pour contrer la pénurie de main-d'œuvre

Des conditions de travail avantageuses pour contrer la pénurie de main-d'œuvre

Le recrutement et la rétention d'employés représentent un casse-tête pour de nombreuses entreprises de l'Est-du-Québec. Toutefois, certaines entreprises arrivent à tirer leur épingle du jeu et disposent même d'une liste d'attente sur laquelle des travailleurs potentiels attendent qu'une place se libère.

Un texte de Marie-Christine Rioux d’après un reportage d’Isabelle Damphousse

Le restaurant Le Crêpe Chignon à Rimouski et les jardins des Herbes salées du Bas-du-Fleuve à Sainte-Flavie ne ressentent pas les effets de la pénurie de main-d'œuvre.

Les personnes intéressées à y travailler affluent, et ce, en raison des conditions de travail avantageuses proposées, selon les propriétaires de ces entreprises.

Stéphanie Proulx, copropriétaire du restaurant Le Crêpe ChignonStéphanie Proulx, copropriétaire du restaurant Le Crêpe Chignon Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Au Crêpe Chignon, aucun des employés n'est sur appel. Ils ont généralement des horaires fixes, de quatre jours par semaine.

Pour moi, nos employés, c'est comme nos clients. On veut qu'ils vivent une expérience au Crêpe Chignon parce que nos clients vivent une expérience. Je pense que c'est la façon d'y arriver et je pense que ça marche bien.

Stéphanie Proulx, copropriétaire du Crêpe Chignon

Le propriétaire des Herbes salées du Bas-du-Fleuve, Jean-Yves Roy, croit lui aussi que la stabilité des horaires de travail explique la facilité qu’il a à recruter des travailleurs.

Jean-Yves Roy, propriétaire des Herbes salées du Bas-du-Fleuve dans son champJean-Yves Roy, propriétaire des Herbes salées du Bas-du-Fleuve Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Les employés ne sont pas mis à pied temporairement lorsqu'il y a moins de travail sur la ferme ou lorsqu’il pleut.

Le propriétaire explique que si les travailleurs sont à l’horaire, il y a du travail pour eux.

Dans les jours de pluie, il y a toujours quelque chose à faire sur une ferme. Ne pas couper nos employés, leur donner une certaine garantie pécuniaire sur une courte période.

Jean-Yves Roy, propriétaire des Herbes salées du Bas-du-Fleuve

Les Herbes Salées du Bas-du-Fleuve embauchent aussi des personnes handicapées et des personnes qui ont des difficultés d'apprentissage.

Fidéliser les employés

La copropriétaire du Crêpe Chignon, Stéphanie Proulx, avoue que dès l'ouverture du restaurant, la fidélisation des employés a été une priorité pour les propriétaires.

Un concept de marketing qui a de plus en plus sa place sur le marché du travail, selon l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Une travailleuse s'occupe de plantes aux jardins des Herbes salées du Bas-du-Fleuve.Les employés des jardins des Herbes salées du Bas-du-Fleuve profitent d'un horaire de travail stable, beau temps, mauvais temps. Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Dans le contexte de pénurie de main-d'œuvre actuelle, la fidélisation des employés commence dès le processus d'embauche.

Après les entrevues d'embauche, l'Ordre recommande aussi d'entretenir de bonnes relations avec les personnes qui n'ont pas été sélectionnées pour un poste au sein de l'entreprise.

Ces personnes qui ont démontré un intérêt pour travailler au sein de l'organisation pourraient pourvoir d'autres postes vacants dans le futur.

Anticiper les besoins de main-d'œuvre pour mieux s’en tirer

Selon l'Ordre des conseillers en ressources humaines, les entreprises doivent anticiper à long terme leurs besoins en main-d'œuvre si elles veulent tirer leur épingle du jeu.

Il faut anticiper nos besoins le plus possible. Oui, pour la prochaine saison, mais aussi pour les deux prochaines années, les trois prochaines années.

Manon Poirier, directrice générale de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

L'embauche de personnes issues de l'immigration est une autre solution pour résoudre les problèmes de pénurie de main-d'œuvre.

Les organisations qui ont une main-d'œuvre diversifiée sont plus prospères, selon l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

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