•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Changements climatiques : un défi pour les villes intermédiaires

Des cheminées industrielles polluantes
Des cheminées industrielles polluantes Photo: Getty Images
La Presse canadienne

Un premier Forum mondial des villes intermédiaires vient de se conclure à Chefchaouen, au Maroc. Les défis en matière de changements climatiques et de développement durable auxquels font face les villes intermédiaires, c'est-à-dire des municipalités comptant une population de 50 000 à 1 million d'habitants, ont notamment été abordés.

Un total de 42 pays ont participé au forum, qui était organisé par Cités et Gouvernements Locaux Unis.

La mairesse de Sainte-Julie et présidente du Comité sur les changements climatiques de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Suzanne Roy, était la seule élue canadienne présente à la rencontre.

Elle affirme que les participants « se sont entendus sur de grands principes » et qu'un plan d'action sera rendu public d'ici quelques semaines.

La mairesse de Sainte-Julie Suzanne Roy estime que la situation des femmes s'est lentement améliorée en politique municipale. La mairesse de Sainte-Julie Suzanne Roy Photo : Radio-Canada

Dans un contexte où les États ont ratifié des accords internationaux, comme l'Accord de Paris sur le climat, Mme Roy explique qu'un tel forum était nécessaire, puisque les changements importants surviennent dans les villes intermédiaires en raison de leur plus petite taille.

Émissions de carbone

D'ici quelques années, 30 % de la population mondiale habitera dans des villes intermédiaires, rapporte Mme Roy.

Les populations veulent des villes qui sont capables de réussir, qui sont résilientes et qui agissent pour réduire leurs émissions de carbone, donc c'est aujourd'hui qu'il faut agir.

Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie

Pour y arriver, l'élue municipale suggère aux villes de faire appel à des technologies pour se préparer aux catastrophes naturelles et de prendre en compte les citoyens les plus vulnérables, lorsqu'elles développent de nouveaux outils.

La représentante de l'UMQ dit revenir au pays avec des idées de formations, notamment sur les budgets participatifs. Selon Mme Roy, ce type de budget est peu utilisé par les villes québécoises et « vont tout à fait dans le sens du développement durable ».

À l'approche des élections provinciales, Mme Roy rappelle que les villes intermédiaires ont besoin de financement surtout pour faire de la prévention en matière de catastrophes naturelles.

Selon la mairesse, « la prévention est payante », puisque l'argent investi dans la prévention permet d'éviter des milliards de dollars d'indemnisations qui n'auront pas besoin d'être versés.

Politique municipale

International