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Des parents épuisés réclament de nouvelles places en garderie aux Îles-de-la-Madeleine

Gros plan sur des blocs déposés sur une table, avec des enfants en arrière plan

Des enfants dans une garderie

Photo : Radio-Canada / Patrick Pilon

Radio-Canada

Environ 80 personnes ont participé samedi matin, aux Îles-de-la-Madeleine, à un rassemblement pour réclamer de nouvelles places en garderie.

Un texte de Brigitte Dubé

Pour une des organisatrices de l’événement, Jasmine Solomon, c’est une excellente participation qui démontre à quel point l (Nouvelle fenêtre)es besoins sont criants aux Îles.

On a posé la question aux participants : " Actuellement, est-ce qu'il y a encore des parents qui sont dans l'urgence qui n'ont pas de place? " Et il y a plus d'une vingtaine de mains qui se sont levées, raconte Mme Solomon. Puis on sait qu'il y en a d'autres qui nous ont écrit pour nous dire qu'ils ne pouvaient pas être là aujourd'hui.

On sait qu'il y a encore beaucoup de places à combler et pas dans deux ans! On les veut maintenant. Ce sont des parents qui sont à bout, qui sont épuisés.

Jasmine Solomon

Cet événement s’est créé de façon spontanée en réaction à de nombreux témoignages relayés sur les réseaux sociaux. Plusieurs écrivaient qu’ils n’arrivaient pas à prévoir, à court et moyen terme, obtenir de places pour leurs enfants, rapporte Mme Solomon.

Parmi eux, précise-t-elle, une maman d’un enfant de trois ans qui disait qu’elle n’avait jamais réussi à voir une place en garderie. D’autres disaient qu’ils ne peuvent compter sur leurs réseaux familial et amical, parce que tous ces gens sont fatigués eux aussi.

Enfants en garderieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Est-il vrai ou faux que, dans une garderie en milieu familial subventionnée, vous devez payer les frais même lorsque la garderie est fermée pendant les vacances?

Photo : Radio-Canada

Jasmine Solomon ajoute que, outre le manque de places, des services de garde ferment pour toutes sortes de raisons et que les responsables n’ont personne pour se faire remplacer.

Pour sa part, Agathe Cyr raconte avoir vécu plusieurs semaines de stress, ne trouvant pas de place pour son poupon. J’ai dû demander à mon employeur de réduire mes heures de travail, plus que deux ou trois jours par semaine, précise-t-elle. Heureusement, j’ai été appelée par une garderie.

Selon le plus récent sondage, réalisé par la Table consultative jeunesse des Îles en décembre 2017, une centaine de familles attendaient d’avoir une place en garderie. Mais la situation a bougé depuis ce temps-là.

Tout comme sa collègue du CPE La Ramée, Marie-Christine Leblanc, la présidente du conseil d’administration du CPE Chez Ma tante, Anne Bourgeois, était présente à la rencontre.

Elle dit appuyer totalement les revendications des parents.

Selon elle, il est difficile de savoir si les chiffres du sondage sont encore les mêmes. Les besoins changent continuellement, estime-t-elle. Mais c’est clair qu’on manque de places.

Bien que le manque de places soit un problème, elle dit revendiquer aussi des critères plus souples et de meilleures conditions de travail pour les travailleuses. Plusieurs vivent de l’épuisement, surtout en milieu familial.

Beaucoup de parents appellent depuis 2013, on peut sentir un besoin criant, surtout dans les deux dernières années.

Anne Bourgeois, présidente du conseil d’administration du CPE Chez Ma tante

Elle confirme que les besoins les plus criants concernent les poupons. Dans plusieurs cas actuellement, d’autres enfants ont leur place, mais la responsable en milieu familial est en congé pour diverses raisons. Les services de garde demandent un bon système de dépannage pour remédier à ce problème.

Trois fillettes jouent autour d'une table de salon.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des responsables de services de garde en milieu familial s'estiment surtaxées par la Ville de Carleton-sur-Mer.

Photo : Getty Images

On vit en milieu fermé. Quand il n’y a pas de place, on ne peut pas décider d’aller ailleurs comme en ville.

Anne Bourgeois, présidente du conseil d’administration du CPE Chez Ma tante

Nous on comprend qu’il y a un besoin dans la communauté, admet-elle, mais on ne demande pas nécessairement plus de places à notre permis. On demande un assouplissement de certaines exigences qui nous permettraient de gérer plus facilement les imprévus.

Elle indique aussi que les responsables rencontrent régulièrement le député Germain Chevarie pour tenter de proposer des solutions.

Mme Bourgeois mentionne aussi que la récente annonce faite par le ministère de la Famille ne règle pas beaucoup de choses. Dans les faits, selon elle, 10 poupons auront trouvé une place.

Les parents entendent organiser d’autres événements et se faire voir pendant la campagne électorale. Une page Facebook sera aussi créée.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Éducation