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L’exploration minière ramenée à l’avant-plan dans le Nord ontarien

Vue spectaculaire de la grosse cheminée de la minière Vale à Sudbury
La minière Vale a augmenté son budget d'exploration dans le bassin de Sudbury pour l'année 2018. Photo: Radio-Canada / Drone Malone
Radio-Canada

La relance du secteur minier a eu pour effet de raviver l'intérêt pour l'exploration au sein des compagnies minières établies au Canada, dont celles du Nord ontarien.

Selon le rapport Mine 2018 de la firme PricewaterhouseCoopers, les dépenses en exploration des compagnies minières canadiennes ont augmenté de 31 % l’an dernier, passant ainsi de 473 millions de dollars en 2016 à 620 millions en 2017.

Cette tendance se vérifie à la compagnie minière Vale dont les cinq mines ontariennes sont situées dans le bassin géologique de Sudbury. Son budget d’exploration des mines de surface pour l’année 2018 est de 25 millions de dollars, en comparaison avec 17,7 millions en 2017.

Les opérations d’exploration souterraine bénéficient également cette année d’un montant additionnel de 10 millions de dollars.

Le marché est prometteur et il y a un appétit au sein de la compagnie pour investir davantage dans l’exploration.

Angie Robson, directrice des affaires corporatives et autochtones pour l’Ontario à la minière Vale

Une demande croissante

Pour le professeur de l’Université Laurentienne et expert en stratégie minière Jean-Charles Cachon, la demande mondiale croissante pour les métaux, notamment ceux qui sont extraits dans le Nord ontarien comme le cobalt et le nickel, ne laisse pas d’autre choix aux compagnies minières. L’avantage pour les compagnies qui sont déjà installées ici est qu’elles connaissent déjà les gisements et qu’elles peuvent exploiter de nouvelles mines beaucoup plus rapidement, avance-t-il.

La croissance actuelle des activités d’exploration lui rappelle un phénomène similaire observé au début des années 2000, alors que la demande pour plusieurs métaux avait bondi, dans certains cas, de 80 %.

Il est probable qu’on soit dans la phase de démarrage d’une autre période d’investissement dans l’exploration ou de projets en grande profondeur qui permettent d’étendre la longévité ou la période de vie de plusieurs mines existantes.

Jean-Charles Cachon, professeur d’économie à l’Université Laurentienne

Pas assez de personnel qualifié

Le président de PolyMet Labs de Cobalt, dans le Nord-Est ontarien, Gino Chitaroni, corrobore les propos de M. Cachon.

Le cobalt en particulier attire de nouveaux investisseurs potentiels dans la région.

Il y a seulement trois ans, on ne pouvait pas vendre une propriété de cobalt. Maintenant, on ne peut pas prédire quand cet engouement pour le cobalt prendra fin, affirme-t-il.

L’exploration se heurtera plutôt, selon lui, à un manque de personnel qualifié.

Chaque fois que l’économie connaît des bas, plusieurs travailleurs de l’industrie minière se tournent vers d’autres secteurs. De plus, la génération des baby-boomers atteint l’âge de la retraite et il n’y a pas de relève.

Gino Chitaroni, président de PolyMet Labs et de la Northern Prospectors Association

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