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Nouvelle polémique autour d’un rôle confié à Scarlett Johansson

Scarlett Johansson vêtue d'une robe rouge confectionnée par la maison de mode Marchesa, co-fondée par Georgina Chapman, lors de l'arrivée des personnalités au prestigieux gala du Met, à New York.
L'actrice Scarlett Johansson Photo: Angela Weiss

Scarlett Johansson se retrouve au centre des critiques après avoir été choisie pour jouer un homme transgenre dans le film Rub and Tug. La polémique ressemble à celle qui avait visé l'actrice pour son rôle dans Ghost in the Shell, vu par beaucoup comme un personnage asiatique.

Rub and Tug promet d’être un film à part pour Scarlett Johansson, d'abord du fait du personnage haut en couleur qu’elle incarnera, tiré d’une histoire vraie : Dante (Tex) Gill, entrepreneur criminel qui a fait parler de lui à Pittsburgh, en Pennsylvanie, dans les années 1970.

Assigné fille à la naissance, Gill s’identifiait en tant qu’homme et insistait pour être appelé M. Gill. Il est mort en 2003, à l’âge de 72 ans, après avoir bâti un empire de salon de massages qui, selon les autorités, servaient en réalité de prétexte pour un réseau de prostitution. Arrêté, il a passé sept ans en prison après avoir été reconnu coupable d'évasion fiscale.

Toutefois Scarlett Johansson – également coproductrice du film – sait aussi que sa performance sera scrutée de près pour d'autres raisons. Plus d’un a critiqué l’équipe du film pour ne pas avoir engagé un homme transgenre pour le rôle, voyant là une illustration de la tendance hollywoodienne à tenir à l’écart certaines catégories de personnes.

April Reign, militante connue pour avoir mené la campagne #OscarsSoWhite (Oscars si blancs), fait partie de ceux qui ont dénoncé ce choix.

« Ces dernières années, on a vu des acteurs et actrices refuser des rôles afin que d’autres, capables d’apporter un ressenti plus nuancé au personnage, aient la possibilité de briller. C’est ce qui aurait dû se passer ici », a-t-elle écrit sur Twitter.

Interrogé par le magazine en ligne Bustle sur la polémique, un porte-parole de Scarlett Johansson a sèchement rejeté de tels arguments : « Dites-leur qu’ils peuvent aller voir les représentants de Jeffrey Tambor, Jared Leto et Felicity Huffman pour des commentaires. »

Les trois comédiens cisgenres ont chacun interprété un personnage transgenre – Tambor dans la série Transparent, Huffman et Leto dans les films Transamerica et Dallas Buyer Club – avec à la clef des critiques élogieuses et des récompenses.

Jean-Marc Vallée en désaccord avec les critiques

Le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, qui a dirigé Jared Leto dans Dallas Buyer Club, s’est dit en désaccord avec les critiques adressées à Scarlett Johansson.

Ce n’est pas parce que j’ai ce type de rôle que j’ai forcément besoin de me tourner vers ce type de personne. La nature même du jeu d’acteur, c’est de faire semblant [d’être quelqu’un d’autre].

Jean-Marc Vallée, interrogé par CBC

Pour Vallée, on peut auditionner des acteurs transgenres, mais « on ne doit pas absolument chercher un astronaute parce que votre personnage est un astronaute ».

Rub and Tug marque les retrouvailles de Scarlett Johansson avec le réalisateur Rupert Sanders, avec qui elle avait collaboré pour… Ghost in the Shell.

Le film sorti l’an passé avait été accusé de « blanchiment » (whitewashing), alors que Johansson jouait une femme qui, dans le manga dont est tiré le long métrage, est japonaise.

Avec les informations de CBC

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