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Le test du VPH plus efficace pour détecter le cancer du col de l'utérus, dit une étude

Une femme attend de passer une analyse cytologique.
Le test Pap, ou frottis vaginal, est la méthode la plus répandue de dépistage du cancer cervical au Canada. Photo: iStock / Pamela Moore
Radio-Canada

Le dépistage du virus du papillome humain (VPH) détecte le cancer du col de l'utérus plus tôt et plus précisément que le frottis cervico-vaginal standard, selon une étude de neuf ans réalisée sur 19 000 femmes canadiennes.

Un texte d’Eva Uguen-Csenge

L'étude démontre que le test du VPH produit des résultats en deux fois moins de temps et est plus constant que le test Pap.

L’étude canadienne, menée par des scientifiques de l’Université de la Colombie-Britannique, l’Institut BC Cancer et le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, est la première étude clinique comparant les deux méthodes de dépistage.

« Nos résultats [...] montrent que le test VPH détecte les lésions précancéreuses plus tôt pour qu’elles soient enlevées et détruites avant de devenir cancéreuses », explique Gina Ogilvie, auteure principale de l’étude et professeure au département de la Population et de la santé publique de l'UBC, dans un communiqué.

Risque réduit de lésions précancéreuses

Entre 2008 et 2016, les chercheurs ont recruté des femmes des régions de Vancouver et de Victoria. La moitié d’entre elles ont reçu le test VPH, et l’autre moitié, le test Pap. Si des cellules précancéreuses étaient détectées chez une femme, celle-ci se voyait offrir un traitement.

Quatre ans après le premier dépistage, dans le groupe du test VPH, le risque de lésions précancéreuses était réduit de 60 %, comparativement à l’autre groupe.

Les chercheurs pensent que leurs résultats, publiés dans le journal JAMA, susciteront une transition vers le dépistage automatique du VPH.

Le test VPH utilise une machine pour analyser la présence du virus au niveau moléculaire, tandis que le test Pap, aussi appelé frottis vaginal, nécessite un pathologiste pour faire un prélèvement de cellules du col de l’utérus.

Des cellules au microscope.Un test de Pap démontre des cellules abnormales au microscope. Photo : Flickr/Ed Huthman

« Quand le test Pap a été introduit, il y a 50 ans, il a considérablement réduit le nombre de femmes qui meurent du cancer du col de l'utérus, affirme Mme Ogilvie. Mais le test VPH peut rapprocher ce chiffre de zéro. »

Aux États-Unis, les deux méthodes de dépistage sont employées en même temps, mais la plupart des Canadiennes reçoivent uniquement le test Pap.

Selon l’étude, presque tous les cas de cancer du col de l'utérus sont causés par le virus du papillome humain.

Colombie-Britannique et Yukon

Santé publique