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Où la GRC offre-t-elle des services en français au Manitoba?

Un écusson de la GRC sur la manche d'une chemise.

Selon la GRC du Manitoba, sur ses 966 agents répartis à l'échelle de la province, en moyenne 17 % sont capables de s'exprimer et d'offrir des services en français.

Photo : CBC

Radio-Canada

Que se passe-t-il lorsqu'on souhaite obtenir des services en français dans un détachement de la Gendarmerie royale du Canada au Manitoba?

Un texte d'Abdoulaye Cissoko

Le Commissariat aux langues officielles dit étudier au moins une plainte relative aux services en français du détachement de la GRC de Steinbach, au Manitoba.

Mais ce service est-il désigné bilingue? Selon le sergent Paul Manaigre, porte-parole de la GRC au Manitoba, seul le détachement de Saint-Pierre-Jolys a officiellement cette désignation dans la province.

Dans ce détachement, « tous les 15 membres parlent français, indique-t-il. Pour tous les autres [détachements], il y a des emplois bilingues ».

C'est le cas des 16 autres détachements.

À Steinbach, le détachement de la GRC compte 20 agents, dont 4 sont en mesure d'offrir des services en français.

Les 966 agents que compte la GRC au Manitoba sont répartis un peu partout. De ce nombre 17 % peuvent offrir un service bilingue, selon le sergent Manaigre.

« Si un citoyen demande à être servi en français et si ce jour-là aucun des agents présents ne parle français, ils vont joindre un policier bilingue pour satisfaire la demande », note-t-il.

Selon lui, le temps d'attente pour un tel service au détachement de Steinbach pourrait être relativement court, car la GRC de Saint-Pierre-Jolys est située à proximité.

Paul Manaigre, porte-parole de la GRC du Manitoba.

Selon le sergent Paul Manaigre, porte-parole de la GRC du Manitoba, le détachement de Saint-Pierre-Jolys est le seul dans la province où tous les agents s'expriment en français.

Photo : Radio-Canada

Il explique que, durant les 16 années qu'il a passées à Saint-Pierre-Jolys, il a souvent répondu à de telles demandes.

Les détachements sans policiers bilingues

Qu'en est-il des régions où le détachement ne compte pas de personnel bilingue?

« Nous tentons toujours de trouver un agent qui parle français et qui peut communiquer avec la personne au téléphone. Même si, parfois, ce n'est pas toujours facile, selon l'endroit et l'étendue de la région », reconnaît le sergent Manaigre.

Il rappelle que le Manitoba n'est pas une province officiellement bilingue comme le Nouveau-Brunswick. « Là-bas, la loi oblige à offrir nos services dans les deux langues partout. Au Manitoba, ce n'est pas le cas, mais dans les villages et les communautés bilingues, on essaie d'offrir des services en français », souligne-t-il.

Si une communauté est majoritairement anglophone et que la GRC estime qu'un ou deux agents parlant français sont suffisants dans ce détachement, elle va désigner ces emplois bilingues, note-t-il. Des affiches indiquent alors que des agents sont en mesure d'offrir des services dans cette langue.

Pour arriver à cette conclusion, le sergent Manaigre affirme que la GRC parle régulièrement avec les communautés pour discuter de questions relatives au français et aux services qu'elle offre.

Il souligne que, compte tenu de cette donnée, la GRC peut déterminer, à titre d'exemple, que Dauphin a besoin de deux agents qui parlent français, tandis qu'à Swan River, un seul ferait l'affaire.

« Toutefois, ajoute-t-il, ce nombre peut varier en fonction de la demande. »

Manitoba

Francophonie