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Sherbrooke aura un pont « signature » sur Grandes-Fourches

Le futur pont des Grandes-Fourches, à Sherbrooke. Les élus ont choisi un concept loin du modèle traditionnel. Ce sera un pont haubané.

Le futur pont des Grandes-Fourches, à Sherbrooke

Photo : Ville de Sherbrooke

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'allure que prendra le nouveau pont des Grandes-Fourches est maintenant connue. Les élus ont opté pour le pont des Abénaquis, un modèle à haubans dit « signature ». Il a été approuvé mardi soir au conseil municipal de Sherbrooke. Dix élus ont voté pour, cinq ont voté contre.

Un texte de Christine Bureau

Principale pierre d'achoppement pour ceux qui ont voté contre : le coût supplémentaire de 5,4 millions de dollars de cette option soumise par des étudiants en architecture de l'Université Laval par rapport à un pont traditionnel. En incluant la démolition des structures, le nouveau pont et les travaux urbains, le projet total est estimé à 36,4 millions de dollars.

Comme le ministère des Transports a déjà promis une aide de 26 millions de dollars, la part de la Ville de Sherbrooke s'élève à 10,4 millions de dollars.

« Merci à ceux qui sont visionnaires dans ce projet parce que ça va être pour longtemps », a commenté d'entrée de jeu le maire Steve Lussier.

« Je ne suis pas nécessairement visionnaire, je n’ai pas nécessairement cette faculté-là », a répondu du tac au tac le conseiller municipal Pierre Avard. « Mais pour ma part, je ne suis pas à l’aise de prendre 5 millions et plus [...] quand on connaît les besoins qu’on a. »

Pour moi, c'est davantage de la coquetterie que de l'utilité.

Pierre Avard, conseiller municipal

Les conseillers municipaux Paul Gingues et Julien Lachance ont abondé dans le même sens. « Je pense que c'est important de savoir cibler, mais aussi doser nos investissements. Moi, ça m'apparaît trop », a lancé ce dernier, ajoutant qu'il s'agissait d'une dépense « somptuaire ».

Évelyne Beaudin pour sa part aurait souhaité que la population soit consultée. « Ce débat-là n'a pas eu lieu sur la place publique », a-t-elle tranché. « Moi, ce soir, je ne suis pas en mesure de décider sur les 5 millions. »

Disant agir « en bon père de famille », Pierre Tremblay a proposé de retrancher 5 millions de dollars au financement des organismes paramunicipaux de Sherbrooke - qui s'élève actuellement à 7 millions - pour financer le pont « signature ».

Un « investissement »

C'est un modèle de pont haubané qui est proposé, comme le montre ce dessin du futur pont des Grandes-Fourches à Sherbrooke.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

C'est un modèle de pont haubané qui est proposé pour le futur pont des Grandes-Fourches à Sherbrooke.

Photo : Ville de Sherbrooke

Les conseillers en faveur du pont « signature » ont été tout aussi nombreux à prendre la parole. Vincent Boutin a parlé de l'importance de voir « un projet d'ensemble » et non un simple « déplacement de pont. « Je pense qu'on peut créer une Cité des rivières numéro 2 », a-t-il lancé. Comme d'autres, il a évoqué la durée de vie de 75 ans pour justifier l'important budget. « Je pense que le temps va nous donner raison », a-t-il conclu.

Rémi Demers croit pour sa part que la Ville lance « un signal important » en choisissant ce pont, ajoutant que ce sont les citoyens qui seront les premiers à en bénéficiers.

Conseillère du district concerné, Chantal L'Espérance a elle aussi applaudit le choix final.

Je pense que le beau, c’est toujours payant. Les villes européennes l’ont compris bien avant nous.

Chantal L'Espérance

Claude Charron a dit pour sa part ne pas considérer le 5 millions de dollars supplémentaires « comme une dépense ». Les conseillers Marc Denault, Annie Godbout, Nicole Bergeron et Danielle Berthold ont aussi voté en sa faveur. Le maire Steve Lussier également.

Des questions sans réponse

Des enjeux restent cependant en suspens. La place Nikitotek et le bâtiment abritant le Club de curling devront-ils être déplacés? Les utilités publiques du secteur seront-elles enfouies? Ces trois questions seront éventuellement débattues et pourraient représenter d'autres investissements, précise le document présenté aux élus.

Par ailleurs, plusieurs études doivent encore être réalisées. Les travaux de construction ne commenceront pas avant 2019. Les travaux de revitalisation des berges sont prévus en 2020.

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