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La ZEC de la Rivière-Mitis en manque de saumons

Rivière Mitis
La Rivière Mitis Photo: Radio-Canada / Isabelle Damphousse

La ZEC de la Rivière-Mitis, au Bas-Saint-Laurent, s'inquiète de la diminution du nombre de saumons qui arrivent à compléter leur montaison. Elle estime que la décision d'Hydro-Québec de mettre en dormance la centrale MITIS-II a un rôle à jouer dans l'histoire.

Seule une trentaine de saumons auraient réussi à monter la rivière depuis le début de la saison, comparativement à 300 l’année dernière.

Selon la ZEC, la fermeture temporaire de la centrale MITIS-II, à cause d’un bris, est en cause, car le dispositif qui permettait autrefois aux saumons de remonter la rivière a dû être déplacé.

Jusqu'à l'année dernière, le dispositif était installé dans le canal de fuite de la centrale, là où l'eau s'évacuait. Le saumon montait dans le canal en suivant le courant, tombait dans le piège qui y était installé et était récupéré par des équipes qui le transportaient ensuite par camion jusqu’en amont de la rivière.

Depuis la mise en dormance de la centrale, le dispositif de capture des saumons a été déplacé dans le lit naturel de la rivière. La ZEC affirme toutefois que le saumon a beaucoup de difficulté à entrer dans le piège.

Diminution de l'achalandage

Son directeur général, Alexandre Dionne, estime que l'organisme essuie déjà des pertes financières et qu'il voit une diminution importante de son achalandage.

On perd beaucoup de crédibilité envers notre clientèle, nos clients vont être un peu frileux l’année prochaine de vouloir réserver en présaison. La confiance aussi, je la sens un peu perdue… Disons qu’on essaie de garder le moral, mais les temps sont durs.

Alexandre Dionne, directeur général de la ZEC de la Rivière-Mitis

Alexandre Dionne ajoute que depuis le début de la saison, il y a deux semaines, la ZEC a accueilli une trentaine de personnes, alors qu’elle reçoit normalement une trentaine de personnes par jour.

Hydro-Québec concède que la situation actuelle n’est pas optimale, mais que ses employés travaillent à trouver une solution.

Le piège de capture qui a été installé le 13 juin est opérationnel et depuis ce temps-là, on met tout en œuvre pour optimiser la capture du saumon. Ce n'est pas encore optimal, on le comprend bien [...], mais on y travaille vraiment de façon continue.

Réjean Savard, conseiller aux communications d’Hydro-Québec pour le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine

Pour le moment, la ZEC continue d’informer les usagers des développements sur sa page Facebook et travaille en collaboration avec Hydro-Québec, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et la Fédération québécoise pour le saumon atlantique pour trouver une solution au problème.

D’après les informations d’Émilie Talbot-Hamon

Bas-Saint-Laurent

Chasse et pêche