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Vive opposition contre le centre d’injection supervisé dans Saint-Roch

Vue sur un terrain du quartier Saint-Roch sur lequel un stationnement a été aménagé. On aperçoit des voitures ainsi que la façade nord d’un bâtiment. À l’arrière-plan, on distingue les piliers de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Le site d’injection supervisée sera construit à proximité des piliers de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lemieux

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des dizaines de citoyens ont manifesté leurs inquiétudes et leur colère au sujet du futur site d'injection supervisé de drogues, dans une salle bondée mardi soir au Centre récréatif Saint-Roch.

Un texte de Camille Simard

Pierre-André Marquis, un architecte, a initié cette soirée marquée par une vive opposition au projet.

« J’ai l’impression que le projet est déjà fixé, finalisé, je ne crois pas que le site soit le bon ! » s’est-il exclamé.

« Les résultats sont au rendez-vous quand on est à proximité des utilisateurs », a rétorqué Marc De Koninck, organisateur communautaire au Centre universitaire intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.

Le débat était lancé.

Olivier Dufour, propriétaire du Réacteur, a lui aussi fait connaître son mécontentement.

« Je suis profondément insulté de savoir que votre décision est prise. Expliquez-moi comment moi comme propriétaire, mon stationnement est rendu un lieu de trafic de drogues? Il est où le bon sens là-dedans? » a-t-il demandé sous des applaudissements nourris.

« Qu’allez-vous vous faire pour que notre quartier, que mon quartier ne devienne un pôle de vente de drogues à Québec? » a-t-il ajouté.

Qu’est-ce qu’un service d’injection supervisé (SIS)?

  • C’est un endroit où les personnes peuvent venir s’injecter :
  • la drogue qu’elles apportent
  • dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité (ex: matériel stérile)
  • sous la supervision d’un personnel qualifié
  • dans un cadre légal
  • Il n’y a pas de vente de drogue
  • Le SIS s’ajoute aux autres services déjà offerts

Saint-Roch « le meilleur choix »

Plusieurs citoyens se sont également questionnés sur le choix du site. L'emplacement retenu, près des bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, suscite de l'opposition.

« Si on s’éloigne, on va se retrouver dans un lieu désincarné et on n'atteindra pas nos objectifs », a expliqué Marc De Koninck.

Résidente du quartier Saint-Roch depuis une dizaine d’années, Amélie Boisvert a pour sa part tenu à féliciter le processus de consultation.

« J’ai hâte que ça existe pour vrai la mixité sociale. Quand on accepte d’habiter dans un quartier central, on accepte aussi cette solution », a-t-elle plaidé.

Statistiques sur les surdoses dans la région de la Capitale-Nationale

  • Une moyenne historique annuelle de 21 décès confirmés par surdose dont environ la moitié sont causés par les opioïdes (2005-2016).
  • 28 signalements de décès possiblement causés par des surdoses dans la dernière année, selon les informations préliminaires du coroner.
  • 23 signalements de surdoses non mortelles faits à la Direction de santé publique dans la dernière année.
  • Une augmentation de l’injection d’opioïdes au cours des dernières années. La consommation d’opioïdes est associée à un risque accru de surdoses.

Sources : DSPublique et données de l’étude SurvUDI/I-Track, Données transmises par le Bureau du coroner et analysées par la DSPublique et Infocentre de santé publique

Des tracts contre le projet ont été distribués dernièrement dans le quartier Saint-Roch.

Une deuxième séance d'information aura également lieu jeudi, à 19 h 30 au Centre récréatif Saint-Roch.

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