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  • Archives
  • Des hauts et des bas dans les relations entre les voisins canado-américains

    John F. Kennedy est assis avec le premier ministre canadien John Diefenbaker lors de la visite officielle du président américain au Canada en mai 1961.
    Les relations entre les premiers ministres canadiens et les présidents américains ont connu des hauts et des bas au cours de l'histoire. Photo: Radio-Canada

    Les relations, notamment commerciales, entre l'administration du président Donald Trump et le gouvernement du premier ministre Justin Trudeau vivent des moments difficiles. Ce n'est pas la première occasion que de telles frictions surviennent, comme le confirment nos archives.

    Disputes entre voisins

    La géographie a fait de nous des voisins. L’histoire a fait de nous des amis. L’économie a fait de nous des partenaires. Et la nécessité a fait de nous des alliés.

    Le président John F. Kennedy

    Ces mots ont été prononcés par le président américain John F. Kennedy lors de sa visite officielle à Ottawa en mai 1961.

    Ces louanges pour le Canada dissimulent cependant une autre réalité dont on se souvient peu aujourd'hui. Le président John F. Kennedy déteste franchement son hôte, le premier ministre John G. Diefenbaker.

    Plusieurs différends alimentent les frictions entre les deux hommes. Kennedy est particulièrement furieux de la volte-face que semble préparer John G. Diefenbaker à la présence d’armes nucléaires américaines en sol canadien.

    L’histoire a retenu que le président Kennedy a même oublié à Ottawa un carnet de notes où il a écrit noir sur blanc une comparaison de John G. Diefenbaker avec une partie de l’anatomie humaine! Non ce n'était pas les pieds.

    Cette mésentente est soulignée le 18 février 2009 par l’animateur du Téléjournal Montréal Patrice Roy et par le reportage de Bertrand Hall. Le journaliste y signale que d’autres présidents américains et premiers ministres canadiens ont entretenu des relations tendues.

    Des exemples de mésentente entre présidents américains et premiers ministres canadiens

    • Le président Lyndon B. Johnson menace le premier ministre Lester B. Pearson pour ses propos pacifistes à propos de la guerre du Vietnam.
    • Le président Richard Nixon déteste le premier ministre Pierre Elliot Trudeau, notamment parce qu’il entretient de chaleureuses relations avec Fidel Castro dans un contexte d’embargo commercial des États-Unis envers l’île depuis 1962.
    • Le président George W. Bush en veut au premier ministre Jean Chrétien pour avoir empêché la participation canadienne à l’intervention militaire de  2003 visant à renverser le dictateur irakien Saddam Hussein.

    Par contre, comme le rappelle un reportage du correspondant parlementaire Daniel Lessard présenté au Téléjournal/Le Point le 24 février 2005, d’autres présidents américains ont entretenu d’excellentes relations avec leurs vis-à-vis canadiens.

    Ça a notamment été le cas du président Ronald Reagan et du premier ministre Brian Mulroney. L’amitié entre les deux hommes était solide. Elle a même permis de surmonter l’hésitation canadienne à signer un traité de libre-échange commercial avec les États-Unis en 1988.

    Des liens inébranlables?

    Parfois, un changement de président aux États-Unis amène une spectaculaire transformation d’attitude avec son homologue canadien. L’arrivée au pouvoir de Barack Obama à la Maison-Blanche en est un exemple récent.

    Le 19 février 2009, Barack Obama, fraîchement assermenté comme président des États-Unis, effectue au Canada sa toute première visite officielle à l’étranger.

    La correspondante parlementaire Emmanuelle Latraverse confie à l’animatrice du Téléjournal Céline Galipeau qu’elle assiste à tout un changement de ton durant cette visite

    Céline, on est très loin de l’époque des mises en garde et des récriminations. Vous savez, peu importe l’enjeu : économie, environnement, Afghanistan, les deux leaders [le président Barack Obama et le premier ministre Stephen Harper] ont tout fait pour mettre l’accent sur le rapprochement…

    Emmanuelle Latraverse

    Ce rapprochement, le nouveau président américain l’a rendu particulièrement explicite en ce qui concerne le commerce avec son voisin du nord.

    J’ai assuré le premier ministre Harper que je veux faire croître le commerce [entre les États-Unis et le Canada], pas le faire diminuer.

    Le président Barack Obama lors de sa visite officielle à Ottawa en février 2009

    Un an et demi après l’arrivée de Donald Trump à la présidence américaine, le ton et les gestes ont tourné à l’hostilité, du moins commerciale. Ce changement de cap pourrait-il être irréversible, se demandent plusieurs?

    Mais si l'on se fie à la conclusion du reportage du correspondant Daniel Lessard au Téléjournal/Le Point présenté le 24 février 2005, l’histoire des relations canado-américaines a toujours su retrouver le chemin de la coopération.

    Il y a donc plusieurs relations canado-américaines. Une première politique, souvent fragile; une deuxième commerciale, quasi inébranlable. Sans compter cette relation entre des citoyens qui font des affaires et partagent intérêt et valeurs; des relations qui ont toujours survécu au passage des politiciens.

    Daniel Lessard
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