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Une femme veut plus de taxis adaptés après avoir attendu un taxi 3 heures

Signe lumineux d'un taxi la nuit.

Le comité de transport de la Colombie-Britannique exige que les entreprises de taxis traitent en priorité les demandes des personnes handicapées.

Photo : CBC

Radio-Canada

Une personne âgée dans un fauteuil roulant demande la mise en vigueur de lois sur le transport de la Colombie-Britannique après avoir attendu un taxi adapté pendant trois heures le 1er juillet.

Merle Smith, âgée de 70 ans, assistait aux célébrations de la fête du Canada à Coquitlam quand elle a appelé un taxi du service local Bel-Air Taxi.

Mme Smith dit avoir appelé à 20 h 30, avant même que les feux d’artifice ne commencent, parce qu’elle était consciente que la foule deviendrait plus dense et que des routes seraient fermées.

Le répartiteur lui aurait dit qu’une voiture serait sur place dans 15 à 20 minutes. Trois heures plus tard, Mme Smith et sa soeur ont finalement été conduites chez elles après avoir été trempées par la pluie.

« C’est démoralisant n’est-ce pas? C’est très déprimant et c’est très décevant », dit-elle.

« [Les taxis] ne répondent pas aux besoins des personnes handicapées, et franchement ils ne s’en soucient pas. »

Mme Smith milite pour les droits des personnes handicapées depuis l’âge de 14 ans quand elle est devenue tétraplégique. Elle a notamment participé à la campagne qui a poussé le comité de transport des passagers de la province à exiger que les taxis donnent la priorité aux clients handicapés.

Radio-Canada n’a pas pu joindre Bel-Air Taxi pour obtenir des commentaires.

Selon le maire de Coquitlam, Richard Stewart, la situation est « incroyablement frustrante ».

Il explique que 15 % de la flotte de taxis à Coquitlam doit être adaptée, et lorsqu’une entreprise veut élargir sa flotte, la Ville exige qu’elle ajoute des véhicules adaptés.

M. Stewart et Mme Smith demandent au comité de transport des passagers de mettre en vigueur ces règlements.

Dans un commentaire publié sur sa page Facebook, le maire ajoute que la Ville a déjà eu des problèmes avec des entreprises comme Bel-Air qui, d'après lui, « n'utilisent pas leurs taxis adaptés puisque cela coûte plus cher ».

Le nombre de taxis adaptés autorisés à travers la province a augmenté de 51 % entre 2012 et 2017, selon le site web du comité.

Le gouvernement provincial indique que la majorité des taxis adaptés se trouvent dans le Grand Vancouver.

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