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La canicule met à l'arrêt les calèches du Vieux-Montréal

Une calèche devant l'hôtel de ville de Montréal

Depuis l’année dernière, les calèches doivent rester à l’arrêt dès que la température atteint les 28 °C, au lieu des 30 °C comme c’était le cas avant.

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis samedi, aucune calèche ne circule dans les rues montréalaises, ce qui entraînerait une perte de revenu pour les caléchiers.

Un texte de Delphine Jung

« Hier [samedi], on a donné l’ordre aux caléchiers de rentrer les chevaux à midi. Aujourd’hui [dimanche], ce fut le cas à 10 h. La police se charge d’inspecter les rues et de surveiller qu’il n’y ait pas de calèches », affirme le conseiller municipal Craig Sauvé, qui est responsable du dossier animal au sein de l’administration Plante.

Depuis l’année dernière, les calèches doivent rester à l’arrêt dès que la température atteint les 28 degrés Celsius, au lieu des 30 degrés Celsius, comme c’était le cas auparavant.

Nous avons prévenu les caléchiers vendredi. C’est de leur responsabilité de rentrer quand la température monte au-dessus de 28.

Craig Sauvé, conseiller municipal et responsable du dossier animal

Luc Desparois, caléchier depuis plus de 30 ans, se conforme à la règle. « On connaît notre travail. On surveille la température. Certains sortent leurs chevaux le matin, lorsqu’il ne fait pas encore 28 degrés Celsius, ou le soir, quand la température retombe », explique-t-il.

Il ne cache cependant pas son mécontentement. « Partout dans le monde, les chevaux peuvent vivre à l’extérieur, qu’il fasse -20 ou 30 degrés Celsius. Le cheval est équipé pour. Quand il fait chaud, c’est comme chez les hommes, il transpire davantage », dit le caléchier en ajoutant que ce récent règlement est « un petit peu exagéré ».

Le conseiller Craig Sauvé justifie cette mesure en expliquant qu’« avec cette chaleur, c’est dur pour les chevaux. Il peut y avoir plus de blessures avec les harnais, ça chauffe encore plus ».

Un argument balayé de la main par M. Desparois. « Un harnais, ça s’ajuste. On met des protections pour éviter le contact direct entre la peau du cheval et son harnais », dit-il en accusant le conseiller municipal et l’administration Plante de proférer « des menteries ».

« Mais bon, ça nous fait plaisir de faire plaisir à ceux qui pensent qu’un cheval va avoir mal », dit-il avec une pointe d’ironie.

Il assure aussi que ces journées d’extrême chaleur ont un impact sur son revenu : sur les trois mois d’été, le cumul des journées où il ne peut pas sortir ses chevaux fait baisser de « 20 à 25 % » son chiffre d’affaires.

Le cocher se tient debout dans une calèche tirée par deux chevaux blancs. Il porte un costume et un chapeau noir.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Luc Desparois est caléchier depuis plus de 30 ans et trouve les arguments de la Ville «un petit peu exagérés».

Photo :  Facebook

En attendant, la Ville prévoit que l’interdiction pourrait être en vigueur jusqu’à vendredi. « Si la température tombe, le soir, à 27 degrés Celsius ou moins, les calèches pourront circuler », précise cependant M. Sauvé.

Pour veiller au respect du règlement, des inspecteurs de la Ville seront présents toute la semaine dans le Vieux-Montréal. D'après le règlement de la Ville encadrant les calèches, les contrevenants risquent de voir leur monture retirée de la circulation et renvoyée à l’écurie.

Avec les informations de Romain Schué

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