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Taux d’inoccupation des logements en baisse au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie

Les logements  vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles.

Les logements vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le taux d'inoccupation des logements est en baisse au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Un texte de Brigitte Dubé, avec les informations d'Émilie Hamon

Par exemple, à Rimouski, le taux était de 4,9 % en 2016. Il était de 4 % pour l'année 2017.

À Gaspé, pour la même période, le taux est passé de 3,7 % à 1,7 %. Et aux Îles, il est passé de 4,1 % à 0,6 %.

La porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, indique qu'on parle de pénurie de logements lorsque le taux se situe sous les 3 %.

Taux d'inoccupation en 2017 (tous types d'appartements)

  • Rimouski : 4 %
  • Rivière-du-Loup : 3,2 %
  • Matane : 6,2 %
  • Gaspé : 1,7 % (logements de 3 chambres et plus : 0 %)
  • Îles-de-la-Madeleine : 0,6 %
  • Ensemble du Québec : 3,4 %

Données de la Société canadienne d’hypothèque et de logement


Pénurie en Gaspésie et aux Îles

L’essor d’entreprises comme LM Windpower à Gaspé et le chantier maritime Verreault aux Méchins a entraîné une pénurie de main-d’œuvre. Les compagnies ont pris les grands moyens pour attirer de nouveaux travailleurs qui ont contribué à faire baisser le taux d'inoccupation des logements.

Aux Îles-de-la-Madeleine, c'est plutôt le tourisme qui a un impact sur la disponibilité des logements.

« Il est difficile de louer avec un bail de 12 mois aux Îles. Des gens doivent aller ailleurs pendant l’été. Les résidences qui se louent l’été se louent à fort prix. »

— Une citation de  Véronique Laflamme, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Dans les grands centres, ajoute-t-elle, on parle de gentrification, mais aux Îles, c’est le tourisme qui fait monter le prix des logements.

Une pression sur le coût des logements

Cour arrière d’une coopérative d’habitation du centre-ville de Québec. On aperçoit une table et des jeux en plastique pour enfants.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le FRAPRU invite Ottawa à en faire plus pour favoriser l’accès au logement abordable.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Même si le taux de certaines villes se situe au-dessus de 3 %, Mme Laflamme soutient que la baisse globale du taux d'inoccupation a des conséquences.

Souvent, les gens vont prendre un logement en moins bon état, trop petit, plus éloigné, plus cher, et ça a des conséquences évidemment sur leur capacité à répondre à leurs autres besoins essentiels comme se déplacer. Dans de grandes régions comme la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent ou la Côte-Nord, ce n’est pas une dépense compressible, le transport, explique-t-elle.

Véronique Laflamme ajoute que les impacts se font aussi sentir sur la capacité de se nourrir et d'avoir une saine alimentation.

Au Bas-Saint-Laurent, 2600 ménages locataires consacrent plus de la moitié de leur revenu pour leur logement. En Gaspésie, 910 ménages locataires sont dans cette situation.

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