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Taux d’inoccupation des logements en baisse au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie

Les logements  vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles.
Les logements vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le taux d'inoccupation des logements est en baisse au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Un texte de Brigitte Dubé, avec les informations d'Émilie Hamon

Par exemple, à Rimouski, le taux était de 4,9 % en 2016. Il était de 4 % pour l'année 2017.

À Gaspé, pour la même période, le taux est passé de 3,7 % à 1,7 %. Et aux Îles, il est passé de 4,1 % à 0,6 %.

La porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, indique qu'on parle de pénurie de logements lorsque le taux se situe sous les 3 %.

Taux d'inoccupation en 2017 (tous types d'appartements)

  • Rimouski : 4 %
  • Rivière-du-Loup : 3,2 %
  • Matane : 6,2 %
  • Gaspé : 1,7 % (logements de 3 chambres et plus : 0 %)
  • Îles-de-la-Madeleine : 0,6 %
  • Ensemble du Québec : 3,4 %

Données de la Société canadienne d’hypothèque et de logement


Pénurie en Gaspésie et aux Îles

L’essor d’entreprises comme LM Windpower à Gaspé et le chantier maritime Verreault aux Méchins a entraîné une pénurie de main-d’œuvre. Les compagnies ont pris les grands moyens pour attirer de nouveaux travailleurs qui ont contribué à faire baisser le taux d'inoccupation des logements.

Aux Îles-de-la-Madeleine, c'est plutôt le tourisme qui a un impact sur la disponibilité des logements.

Il est difficile de louer avec un bail de 12 mois aux Îles. Des gens doivent aller ailleurs pendant l’été. Les résidences qui se louent l’été se louent à fort prix.

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Dans les grands centres, ajoute-t-elle, on parle de gentrification, mais aux Îles, c’est le tourisme qui fait monter le prix des logements.

Une pression sur le coût des logements

Cour arrière d’une coopérative d’habitation du centre-ville de Québec. On aperçoit une table et des jeux en plastique pour enfants.Le FRAPRU invite Ottawa à en faire plus pour favoriser l’accès au logement abordable. Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Même si le taux de certaines villes se situe au-dessus de 3 %, Mme Laflamme soutient que la baisse globale du taux d'inoccupation a des conséquences.

Souvent, les gens vont prendre un logement en moins bon état, trop petit, plus éloigné, plus cher, et ça a des conséquences évidemment sur leur capacité à répondre à leurs autres besoins essentiels comme se déplacer. Dans de grandes régions comme la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent ou la Côte-Nord, ce n’est pas une dépense compressible, le transport, explique-t-elle.

Véronique Laflamme ajoute que les impacts se font aussi sentir sur la capacité de se nourrir et d'avoir une saine alimentation.

Au Bas-Saint-Laurent, 2600 ménages locataires consacrent plus de la moitié de leur revenu pour leur logement. En Gaspésie, 910 ménages locataires sont dans cette situation.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Habitat