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Les centres d’injection supervisée d’Edmonton s’avèrent populaires

Un plateau contenant des fournitures médicales disponibles à un centre d'injection supervisée.

Les centres d'injection supervisée d'Edmonton ont reçu 9212 visites et répondu efficacement à 112 urgences médicales, selon leurs responsables.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les centres d'injection supervisés de Boyle Street et du centre George Spady ont été visités 9212 fois depuis leur ouverture au printemps 2018.

En tout, 650 personnes ont fréquenté l’un ou l’autre des lieux d’injection qui ont pu efficacement répondre à 112 urgences médicales, dont de nombreuses surdoses.

Selon Marliss Taylor de l’organisme Streetworks, le projet est un succès. « Nous voyons combien l’éducation et l’aide fournies sont efficaces », confie-t-elle.

Certains utilisateurs sont revenus aux centres pour raconter qu’ils ont trouvé un logement ou comment ils tentent de se libérer de leur dépendance.

Non sans opposition

Les centres d’injection supervisée se sont toutefois butés à une opposition certaine.

L’association des commerçants du quartier chinois conteste leur ouverture en cour depuis novembre.

Elle s’appuie notamment sur l’absence de consultations publiques et le manque de preuves que l’ouverture de trois centres dans un quartier relativement restreint puisse vraiment être efficace.

Les difficultés hivernales

Malgré leur succès, les centres d’injection peuvent encore s’améliorer, affirme Marliss Taylor, surtout pour s’adapter à l’hiver.

Le centre de Boyle Street est ouvert de 8 h 30 à 16 h 00, alors que le centre George Spady sert les toxicomanes le soir, la nuit et les fins de semaine.

Selon Mme Taylor, la froideur de l’hiver pose un défi particulier, surtout auprès des sans-abri.

« Lorsqu’une partie du corps est exposée au froid » pour s’injecter une drogue, par exemple, « les veines deviennent plus difficiles à trouver et ça devient plus dangereux », indique l’infirmière de formation.

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