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Il y aura enquête sur les coûts de l'accueil des demandeurs d’asile au Canada

Des migrants se rendent au Canada par le chemin Roxham alors que des agents de la GRC les attendent de l'autre côté de la frontière.

D'un côté, des demandeurs d'asile. De l'autre, des agents de la GRC. Entre eux, la frontière canado-américaine. La scène a été captée le 25 mai.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le directeur parlementaire du budget (DPB) entreprendra un exercice comptable global sur les coûts encourus par le gouvernement fédéral pour l'accueil et le traitement des dossiers de demandeurs d'asile.

Un texte de Kathleen Harris, CBC News

C'est à la suite de la demande du député conservateur Larry Maguire, de la circonscription de Brandon–Souris au Manitoba, que le DPB a accepté de se pencher sur la question.

Le député souhaite savoir combien d'argent a été dépensé jusqu'à maintenant, mais aussi ce que coûtera aux Canadiens l’intensification de la migration irrégulière.

Dans une lettre adressée au DPB, Larry Maguire avance qu’il existe très peu de rapports sur la question, bien que l’accroissement du nombre de demandeurs d’asile crée un fardeau financier et une importante charge de travail dans certains services de l'État fédéral.

« Nous avons simplement besoin de savoir, en tant que Canadiens, quels sont les coûts et comment le gouvernement compte les assumer, en considérant que le nombre de réfugiés qui s’installent à Toronto, à Montréal et dans d’autres régions surcharge plusieurs de nos collectivités », affirme-t-il.

Plus de 23 000 personnes sont entrées au Canada en dehors des points de passage frontalier officiels l’année dernière, principalement au Québec et au Manitoba. Les grandes villes comme Toronto et Montréal peinent à loger et à soutenir ces nouveaux arrivants.

Le DPB en bref

  • Est indépendant du gouvernement et travaille pour l'ensemble des députés et des sénateurs fédéraux.
  • A pour mandat de présenter au Parlement une analyse indépendante sur l’état des finances de la nation, le budget des dépenses du gouvernement, ainsi que les tendances de l’économie nationale.
  • À la demande de tout comité parlementaire ou de tout parlementaire, il peut faire une estimation des coûts de toute proposition concernant des questions qui relèvent de la compétence du Parlement.

Les Canadiens « ont le droit de savoir »

« Alors que la crise dure depuis un certain temps, le gouvernement n’a ni indiqué ce qu’il coûtait d'accueillir le nombre grandissant de migrants irréguliers ni donné d'aperçu des coûts que cela engendrera, écrit le député Maguire. Je crois que les parlementaires, comme tous les Canadiens, ont le droit de savoir exactement combien l'afflux de migrants irréguliers coûte au gouvernement. »

La porte-parole du DPB, Sloane Mask, ne pouvait pas dire combien de temps prendrait l’exercice. Elle a toutefois confirmé que l’organisation avait entrepris ses requêtes d’information auprès de divers services gouvernementaux.

« Une fois que nous aurons eu les réponses, nous serons mieux à même d'estimer l’échéance requise pour effectuer cette analyse », affirme-t-elle.

La requête au DPB demande :

  • Les coûts à ce jour, y compris les coûts supplémentaires encourus par l’Agence des services frontaliers, la GRC, le ministère de l'Immigration, les Forces armées canadiennes, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, ainsi que tout transfert aux provinces ou aux municipalités.
  • Une projection des coûts totaux pour traiter les demandes d'un nombre similaire de migrants irréguliers au cours des prochaines années, en précisant ce que coûte l’accueil d’un migrant, depuis son entrée au Canada jusqu'au moment où la Commission de l'immigration et du statut de réfugié ou la Cour fédérale prend une décision finale sur son statut.

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