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L’immigration perd son ministère sous Doug Ford

Doug Ford et certains de ses ministres.

À droite, le premier ministre Doug Ford, en compagnie de ses ministres Jim Wilson (à gauche), Vic Fedeli et Christine Elliott.

Photo : La Presse canadienne / Mark Blinch

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Certains organismes francophones critiquent la décision du nouveau premier ministre ontarien, Doug Ford, de supprimer le portefeuille de l'immigration au sein de son gouvernement. Ces dossiers seront dorénavant partagés entre deux autres ministères.

Un texte de Philippe de Montigny

Le président de l’Association algérienne du Grand Toronto, Housseyn Belaiouer, s’est dit « très surpris » en écoutant le dévoilement des ministres.

Il s’inquiète de la restructuration des ministères qui, selon lui, rendra la cible en immigration francophone encore plus difficile à atteindre.

Cette cible a été fixée à 5 % par la province il y a six ans, mais les immigrants francophones ne représentaient qu'environ 2 % du total des nouveaux arrivants l’an dernier.

Avant, avec un ministère à part entière aux Affaires francophones et à l’Immigration, on avait déjà de la difficulté à atteindre la cible des 5 %. Aujourd’hui, on a aboli un ministère, et l’autre s’est un peu dégradé.

Une citation de : Housseyn Belaiouer, président de l’Association algérienne du Grand Toronto
Housseyn Belaiouer, cofondateur de l'Association algérienne du Grand Toronto.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Housseyn Belaiouer, cofondateur de l'Association algérienne du grand Toronto espère que l'organisme devienne un point de repère pour les Algériens de la région.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

Il craint que l’abolition du ministère de l’Immigration engendre une diminution du financement alloué par la province aux organismes qui desservent les nouveaux arrivants qui s’installent en Ontario.

Pour le Centre francophone de Toronto, quatre postes à temps plein étaient entièrement financés par l’ancien ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, selon la directrice des services d’aide juridique Aissa Nauthoo.

Ce sont des services très importants que nous offrons à des milliers de nouveaux arrivants, des réfugiés, des demandeurs d’asile. Nous offrons ces services pour faciliter l’accueil, l’établissement et surtout l’intégration de ces personnes, dit-elle.

C'est une grosse perte et on s'inquiète aussi au niveau de l'engagement du gouvernement à atteindre un objectif d'une immigration francophone de 5 %.

Responsabilités scindées en deux ministères

Selon un communiqué du gouvernement, les dossiers qui touchent l’immigration seront désormais répartis en deux ministères.

Le ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires s’occupera des politiques en immigration, y compris l’établissement des réfugiés et des nouveaux arrivants.

Le ministère du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce sera quant à lui responsable du Programme ontarien des candidats à l’immigration.

Cette décision respecte la volonté d’avoir un plus petit cabinet, affirme Simon Jefferies, porte-parole du Parti progressiste-conservateur.

Léonie Tchatat, de l’organisme La Passerelle-I.D.E., reste pour sa part optimiste face à ces changements.

J’espère en tout cas que ça ne va pas être dilué, même si c’est transféré dans différents ministères. L’immigration est un dossier clé pour la pérennité de l’Ontario français et pour l’ensemble de la province.

Une citation de : Léonie Tchatat, présidente fondatrice de La Passerelle-I.D.E.

Elle fonde notamment ses espoirs sur la nouvelle ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, bien que le portefeuille ait perdu son statut de ministère.

On croit que c’est une personne qui aime la francophonie et qui aura un poids au niveau du cabinet, conclut-elle.

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