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Participer à des activités culturelles pour faire vivre la francophonie en milieu minoritaire

Trésor Otshudi sur scène en pleine intonation musicale

Trésor Otshudi a raflé la mise lors de Pacifique en chanson 2018, un concours permettant aux artistes francophones de la Colombie-Britannique et du Yukon de faire leurs premiers pas dans le monde de la musique populaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'envie de s'amuser et vivre de nouvelles expériences fait partie des principales raisons qui poussent les gens à participer à des activités culturelles, selon l'étude Culture Track : Canada, qui dresse un portrait du paysage culturel du pays. Pour les francophones vivant en milieu minoritaire, ces motivations sont-elles les mêmes?

Un texte de Michaële Perron-Langlais

Quelle que soit la langue, le plaisir et le goût de faire des découvertes sont des éléments qui attirent les gens dans les événements culturels, affirme le directeur général du Conseil culturel et artistique francophone de la Colombie-Britannique (CCAFCB), Jean-François Packwood.

Il croit cependant qu’en milieu minoritaire, le besoin d’identification et d’interaction avec d’autres francophones est également un facteur important. « Cet élément de sentiment d’appartenance prend peut-être un peu plus d’ampleur pour les communautés en milieu minoritaire », indique-t-il.

Le président de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), Martin Théberge, est lui aussi de cet avis. « Dans nos communautés, où on se retrouve en situation minoritaire dans une mer d’anglophonie, ou même d’allophonie, il y a un besoin plus social qui est de se rassembler », dit-il.

«  »

— Une citation de  Martin Théberge, président de la Fédération culturelle canadienne-française

Jean-François Packwood remarque que pour certains, ce besoin se développe avec le temps. « Des fois, on voit des gens qui sont ici [en Colombie-Britannique] depuis quelques années et qui ne participaient pas nécessairement à des activités francophones et ils nous disent : "On le fait maintenant parce que ça nous manquait. On avait envie de participer à des activités et à des festivals dans notre langue" », raconte-t-il.

Faire découvrir la culture francophone

Le désir de partager leur culture avec les autres motive aussi les francophones des milieux minoritaires à participer à des événements culturels, d’après le directeur du CCAFCB. « C’est un des éléments qu’on voit de plus en plus, des gens qui viennent avec des francophiles ou des anglophones pour leur partager le goût et l’intérêt de la culture francophone », soutient Jean-François Packwood.

Il ajoute que les activités culturelles représentent une belle occasion de s’associer à d’autres communautés. Selon lui, il est de plus en plus fréquent que des organisations qui ne sont pas dédiées à la langue française présentent du contenu francophone.

Engagement envers les instances culturelles

Les données recueillies dans l’étude Culture Track : Canada montre que l’engagement personnel des répondants envers les instances culturelles est faible en comparaison avec leur niveau d’engagement pour d’autres types d’organisations, comme les banques et les équipes sportives.

Graphique montrant le pourcentage d'engagement envers différents types d'organisations. 41 % sont engagés envers les banques et les OBSL. 30 % envers une équipe sportive. 28 % envers une école ou une université. Etc.
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Seulement 21 % des participants à l'étude Culture Track : Canada ont répondu être personnellement engagé envers une organisation culturelle.

Photo : Culture Track : Canada

Le directeur du CCAFCB croit toutefois que certaines organisations culturelles francophones des milieux minoritaires bénéficient d’un appui plus fort des communautés qu’elles desservent.

« Je pense qu’il y a un peu un sentiment de proximité, dans le sens où les gens vont s’associer et s’identifier beaucoup plus rapidement ou facilement à l’événement et donc à l’organisme francophone qui le produit, explique Jean-François Packwood. Donc je pense que ça peut les inciter à s’impliquer davantage [...] c’est un incitatif sur l’engagement des individus. »

Citant une recherche réalisée à l’Université Laurentienne (Nouvelle fenêtre), en Ontario, Martin Théberge affirme que les instances culturelles jouent un rôle essentiel pour la culture francophone au Canada. « Cette recherche a démontré très clairement que plus il y a d’entreprises culturelles, de comités culturels, de troupes de danse, plus il y a d’instances francophones, plus la vitalité culturelle sera forte », dit-il.

«  »

— Une citation de  Martin Théberge, président de la Fédération culturelle canadienne-française

Le président de la FCCF reconnaît l’importance de l’appui de la communauté, mais ajoute que le soutien des gouvernements fédéral et provincial ainsi que des municipalités est également nécessaire.

Méthodologie du sondage Culture Track : Canada

L’étude a été réalisée entre le 21 décembre 2017 et le 11 janvier 2018. En tout, 6444 répondants d'au moins 18 ans ont répondu à un questionnaire en ligne en français ou en anglais. Le nombre de personnes interrogées dans chaque province était d’au moins 400. Dans les provinces de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec, plus de 1000 personnes ont été interrogées.

Il est impossible de calculer une marge d'erreur sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci.

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