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Projet Authier : la ministre de l’Environnement veut un BAPE

Gros plan sur la ministre du Développement durable et de l’Environnement, Isabelle Melançon
La ministre du Développement durable et de l’Environnement, Isabelle Melançon (archives) Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, a annoncé aujourd'hui qu'elle a l'intention de recommander au gouvernement de soumettre le projet Authier, de la minère Sayona Québec, à la Procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement, incluant une analyse par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Avec les informations de Thomas Deshaies

Cette annonce survient deux jours après la tenue d’une consultation publique à Amos où une forte majorité de participants avaient réclamé la tenue d’un BAPE. De nombreux organismes avaient aussi fait cette demande dans les derniers mois.

La ministre de l’Environnement espère toutefois que l’entreprise soumettra elle-même son projet et donnera au BAPE le mandat de tenir une audience publique. « Dans le cas contraire, j’ai l’intention de recommander au gouvernement d’y assujettir le projet », fait savoir Mme Melançon, par voie de communiqué. Elle se servira du nouvel article 31.1.1.1 de la Loi sur la qualité de l’environnement.

J’ai entendu la population et je partage ses préoccupations.

Isabelle Melançon, ministre de l'Environnement

Rappelons que la minière veut éviter une analyse par le BAPE pour accélérer l'obtention des permis nécessaires à l'exploitation de la mine. Sayona Québec a expliqué, à de nombreuses reprises, avoir prévu un projet à 100 tonnes en deçà du seuil de 2000 tonnes, qui aurait enclenché automatiquement le processus d'analyse du BAPE. Selon l'entreprise, la forte demande pour le lithium nécessite une mise en production rapide.

Le Comité citoyen remporte une victoire

Des groupes voués à la défense de l’environnement ont accueilli la nouvelle avec soulagement. C’est le cas du co-porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker, Rodrigue Turgeon. « La première chose qui importe, c’est de donner la voix à toute personne qui voudrait pouvoir être répondue à ses questions, ses préoccupations de manière diligente et complète et fiable finalement », déclare-t-il.

C’est un grand jour. On vient vraiment accorder du respect et de la considération aux préoccupations qui ont été véhiculées par la population puis on vient vraiment indiquer au promoteur qu’au Québec, ici, il n’y a aucun risque à prendre.

Rodrigue Turgeon, co-porte-parole du Comité citoyen de protection de l'esker

Le porte-parole du Regroupement vigilance mine de l’Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT) estime que cette importante victoire est le fruit de la mobilisation citoyenne. « C’est tout à fait le résultat de la mobilisation des citoyens, du travail des citoyens, de la présence des citoyens et aussi au niveau des demandes des groupes », souligne-t-il.

La mobilisation, ça donne quelque chose. Il faudra travailler, déposer des mémoires et être présent [aux audiences du BAPE].

Marc Nantel, porte-parole du REVIMAT

Sayona Québec indique qu'elle n'accordera pas d'entrevues.

Abitibi–Témiscamingue

Environnement