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Incendie aux Oeufs Richard : « C'est un cauchemar, il n'y a pas de mots »

La copropriétaire, Mme Vaillancourt, regarde l'incendie, impuissante.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Corbeil

Radio-Canada

Les propriétaires de la Ferme avicole Paul Richard, Diane Vaillancourt et Maurice Richard, sont sous le choc. « C'est un cauchemar, il n'y a pas de mots », lance Diane Vaillancourt.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

« C'est la désolation, c'est ça qu'on a comme sentiment aujourd'hui. Ça s'est fait tellement vite, ce n'est pas croyable », lâche la copropriétaire, visiblement ébranlée.

Les deux poulaillers de l'entreprise, qui abritaient près de 60 000 poules, ont été complètement rasés par les flammes.

« Il y a une courroie du système de ventilation qui a pris en feu, ça arrive des fois, il fait chaud. L'employé était là, mon fils, il a juste eu le temps de dégoupiller l'extincteur, le feu était monté tout de suite comme ça. Il est allé pour sortir la personne qui travaillait avec lui dans le poulailler, ça s'est propagé très vite », raconte-t-elle.

Un important panache de fumée se dégage de l'incendie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un important panache de fumée se dégage de l'incendie.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Corbeil

Un énorme incendie

Des pompiers de partout en Abitibi ont été dépêchés pour combattre l'incendie, qui s'est déclaré peu avant 8 h vendredi matin.

Les bâtiments sont une perte totale. On estime les dommages à environ 7 millions de dollars.

Cette ferme spécialisée dans la production d'œufs approvisionne les épiciers et grossistes de l'Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec et du Nord de l'Ontario.

Plus d'une trentaine de pompiers de Rivière Héva, La Motte, Malartic, Rouyn-Noranda, Val-d'Or et Amos ont combattu les flammes.

Le brasier a atteint deux poulaillers.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le brasier a atteint deux poulaillers.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Corbeil

L'approvisionnement en eau était le principal défi des pompiers, selon le directeur du service incendie de Rivière-Héva, Maurice Mercier.

« C'est un défi parce qu'on avait un incendie de grande envergure, on ne fournissait pas à donner de l'eau dans tous les secteurs. On essayait de se concentrer dans des secteurs stratégiques, on avait des citernes qui allaient à Rivière-Héva et Malartic aux bornes-fontaines », explique-t-il.

Vers 16 h 15, l'intervention était terminée, selon Maurice Mercier.

La ferme familiale compte une trentaine d'employés. Elle a été fondée en 1954.

Abitibi–Témiscamingue

Incendie