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L'APF appelle à des solutions pour ouvrir plus de garderies

Une responsable d'un service de garde et des enfants qui jouent avec des blocs.

Saskatoon, en Saskatchewan, est une des villes avec le moins de places en garderie réglementées au Canada, selon une étude.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le directeur général de l'Association des parents fransaskois (APF), Carol-Guillaume Gagné, n'est pas étonné que Saskatoon soit la ville ayant le moins de places en garderie réglementées au Canada.

À Saskatoon, seul un enfant sur cinq environ a accès à un service de garde agréé, selon une récente étude du Centre canadien de politiques alternatives.

«  »

— Une citation de  Carol-Guillaume Gagné

Carol-Guillaume Gagné explique que la situation est d’autant plus grave pour les francophones. « Une liste d’attente, c’est une liste de personnes qu’on perd. [...] Nous, si on n’a pas de place à offrir [aux familles francophones] on les perd littéralement », a-t-il déploré.

Il ajoute que le sentiment d’appartenance à la communauté se développe à la garderie.

Plan serré sur la tête et les épaules d'un homme assis dans un bureau.
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Le directeur général de l'Association des parents fransaskois, Carol-Guillaume Gagné, croit qu'il faut développer un réseau entre les services familiaux et les services des installations pour développer des garderies.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

Les CEPE tributaires des écoles

Carol-Guillaume Gagné explique que financièrement ce serait très difficile d’ouvrir un Centre éducatif à la petite enfance (CEPE) sans s’associer à une école en soulignant le prix du loyer.

« Nous, si on veut avoir des places en garderie, il faut être associé avec une école [...]. Si on veut être rentable, on doit avoir un CEPE qui est intégré à l’intérieur d’une école et des écoles francophones, on n'en crée pas beaucoup à Saskatoon. On en a qu’une école alors que dans la majorité anglophone, des écoles il s’en crée beaucoup plus, alors il y a beaucoup plus de CEPE qui ont la possibilité de s’ouvrir. Et là on va continuer à creuser la différence », a-t-il déclaré.

Pas d’aide de la province

Carol-Guillaume Gagné dénonce le manque de soutien de la part du gouvernement provincial pour favoriser l’établissement de Centres éducatifs pour la petite enfance (CEPE).

«  »

— Une citation de  Carol-Guillaume Gagné, directeur général, APF

Selon lui, les coûts sont trop élevés pour avoir une place en garderie. « Les coûts sont tellement élevés pour les parents, parfois, ils font un plus un, puis ils s’aperçoivent que, c’est correct, il y a un des parents qui va rester à la maison, mais ils n'iront pas en garderie parce que les coûts sont trop élevés », a-t-il rapporté.

Un réseau insuffisant

Carol-Guillaume Gagné souligne l’absence de structures et de mécanismes pour coordonner et faciliter le développement de services de garde agréés. « Il faut mettre en place une structure qui nous permet de développer nos CEPE, on n’a pas tous les outils pour accompagner le développement de nos CEPE », dit-il.

« On n’a pas le choix, il faut trouver des mécanismes de discussion et de développement de notre réseau, on doit se regrouper, c'est essentiel », a-t-il ajouté.

Il appelle à des solutions novatrices en déplorant le manque de concertation au sein de la communauté. Carol-Guillaume Gagné donne l'exemple des bureaux coordonnateurs au Québec qui ont permis d’installer « une synergie entre les services familiaux et les services des installations ».

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— Une citation de  Carol-Guillaume Gagné, directeur général, APF

Toutefois, Carol-Guillaume Gagné affirme qu'il existe des services de garde en milieu familial qui mériterait d'être développé avec des centres agréés. « On a quand même un réseau de services de garde en milieu familial qui veulent travailler avec le réseau des CEPE. Alors ça, c’est peut-être une avenue intéressante à regarder. À court terme, je pense que ça, peut-être une solution gagnante. Il y a des solutions, mais il faut travailler ensemble », a-t-il conclu.

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