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Une crise du logement continue de sévir à l'Île-du-Prince-Édouard

Une pancarte où il est inscrit for rent, ce qui signifie à louer en français.

Le taux d'inoccupation des logements est d'à peine 1% à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Associated Press / David Zalubowski

Radio-Canada avec CBC

Les logements disponibles sont rares et de plus en plus chers à l'Île-du-Prince-Édouard, en particulier dans la région de la capitale, Charlottetown.

À peine 1 % des logements sont libres dans la province insulaire, selon les plus récentes données de Statistique Canada. Le taux d'inoccupation est encore plus faible à Charlottetown.

L'arrivée de l'été ne fait rien pour arranger les choses.

Des propriétaires sont tentés de profiter de la haute saison touristique pour vendre leur habitation à meilleur prix ou pour la louer comme hébergement touristique sur des sites comme Airbnb.

Des locataires, comme Carole MacFarlane et son conjoint, sont ainsi expulsés de leur logement. Ils doivent affronter une dure réalité : les quelques logements disponibles sont trop chers pour eux.

Ceux qui travaillent au salaire minimum ne peuvent pas se permettre un loyer de 650 $ à 1200 $ par mois. C'est tout simplement scandaleux.

Carole MacFarlane, locataire à l'Île-du-Prince-Édouard

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard possède 480 unités familiales de logement abordable dans la province. Toutefois, plus de 600 ménages attendent pour obtenir un de ces logis.

« Crise du logement »

Le coordonnateur provincial du logement, Chris Reeves, dit qu'il est bien conscient de la pénurie. Il n'hésite pas à parler d'une crise du logement.

Des mois peuvent s'écouler sans qu'il y ait une seule place qui se libère. Si aucune place ne se libère, personne ne peut entrer.

Chris Reeves, coordonnateur du logement de l'Île-du-Prince-Édouard

M. Reeves espère qu'une enveloppe de 17 millions de dollars, annoncée par le gouvernement provincial dans son plus récent budget, servira à construire de nouvelles unités de logement abordable.

Toutefois, pour les locataires comme Carole MacFarlane qui doit déménager d'ici quelques semaines, cette solution arrivera trop tard.

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