•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cinq ans et des milliards pour réparer le système de paye Phénix, estime le contrôleur général

Le mot phénix est étalé sur plusieurs couverture de livrets

Depuis sa mise en place, en février 2016, le système de paye Phénix a connu des ratés systématiques.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un rapport fédéral estime que le système de paye Phénix a déjà coûté plus de 1 milliard de dollars aux contribuables – et le gouvernement pourrait y engouffrer encore 500 millions par année jusqu'à ce qu'il soit réparé.

La plus grande partie des dépenses futures sont décrites comme des coûts « imprévus » – elles n'incluent donc pas l'enveloppe de 120 millions de dollars déjà prévue par Ottawa pour remédier de façon urgente aux ratés du système.

Le rapport du contrôleur général du Canada, un instantané en date de mars 2018, indique qu'au mieux, il pourrait s'écouler cinq ans avant que le système de paye informatisé soit stabilisé.

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Steven MacKinnon, rappelle que le gouvernement cherche des solutions, mais qu'il est impossible de se départir de Phénix dans l'immédiat.

« Évidemment, il y a un système qui sera évolué et planifié de façon appropriée. D'ici là, on n'a qu'un système de paye, on n'a pas d'alternative au système de paye et on doit absolument déployer tous les efforts pour stabiliser le système pour faire en sorte que les fonctionnaires reçoivent une paye exacte et une paye ponctuelle », a-t-il dit.

Pour sa part, la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Carla Qualtrough, qui supervise tout ce dossier, s'attend à ce que les coûts réels baissent graduellement au fil du temps, compte tenu des améliorations et des projets pilotes que le gouvernement met en oeuvre.

Dès son instauration, en février 2016, le système de paye Phénix a connu des ratés systématiques : des fonctionnaires ont été trop payés – et doivent rembourser ces sommes –, alors que d'autres ont été sous-payés, et certains ont même été privés de paye. Depuis ce temps, l'arriéré de dossiers à résoudre demeure considérable.

Dans un rapport dévastateur, le mois dernier, le vérificateur général du Canada estimait que la gestion et la surveillance du projet Phénix avaient été un « échec incompréhensible », qui a conduit à la mise en place d'un système qui n'était pas prêt.

Dans une réplique à Michael Ferguson, lors d'une audience d'un comité des Communes, plus tôt ce mois-ci, le greffier du Conseil privé, Michael Wernick, a affirmé que le vérificateur général avait fait des « généralisations simplificatrices » au sujet des fonctionnaires.

Avec les informations de La Presse canadienne

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale