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Le maire d'Ottawa a rencontré les locataires de Heron Gate touchés par un avis d'éviction

Des femmes voilées discutent, assises à l'extérieur devant des logements en briques. (Archives)
Des centaines de résidents du quartier Heron Gate d'Ottawa sont visés par un avis d'expulsion. (Archives) Photo: Radio-Canada
CBC

Des locataires qui résident dans le quartier Heron Gate ont demandé de l'aide pour sauver leur quartier de la démolition. Ils ont reçu la visite du maire Jim Watson jeudi soir, mais se disent peu satisfaits de cette rencontre.

L'entreprise Timbercreek, qui est notamment propriétaire d'une centaine de maisons à loyer modique situées le long de la promenade Baycrest jusqu'à la promenade Sandalwood, a annoncé son intention d'expulser les locataires qui y résident et de démolir les maisons.

Les logements seraient trop chers à entretenir, selon le promoteur.

Des centaines de locataires à Heron Gate ont reçu des avis d'expulsion. Ils devront trouver un autre logement d'ici le 30 septembre. La semaine dernière, le maire Watson avait demandé à Timbercreek de repousser le délai d'éviction et d'augmenter le dédommagement prévu pour les frais de déménagement des locataires.

L'annonce de Timbercreek a été un coup dur pour les résidents, qui sont majoritairement de nouveaux arrivants et des familles à faible revenu vivant jusqu'à sept personnes dans une maison.

Les locataires qui luttent contre l'expulsion ont été invités à l'hôtel de ville pour parler de leurs préoccupations au maire, à leur conseiller municipal Jean Cloutier et au personnel des services de logement de la Ville.

Une femme interrogée par CBC.Tracy Heal croit que c'est le rôle du maire Watson que de parler au nom des locataires qui vont être expulsés. Photo : Radio-Canada / CBC

« Je pensais que ça irait un peu plus loin », regrette Tracey Heal, à la suite de la réunion.

Mme Heal vit depuis quatre ans dans le quartier. Elle n'a pas reçu d'avis d'expulsion, mais a peur de voir sa maison être démolie.

« Il [le maire Watson] ne nous a pas vraiment dit quel allait être son rôle dans cette histoire », poursuit-elle.

Selon Mme Heal, le maire a expliqué aux locataires présents à la réunion qu'il s'agissait d'un projet de développement privé et que la Ville n'avait que peu de pouvoir dans ce dernier.

Mais Mme Heal pense que la Ville a une part de responsabilité dans les expulsions parce que les maisons ont été laissées à l'abandon, et ce, sous la surveillance du personnel qui régit les normes d'entretien des biens à Ottawa.

La communauté est désespérée, assure-t-elle, et beaucoup de locataires ne parlent pas anglais et sont incapables de se faire entendre.

Mme Heal croit que c'est le rôle du maire Watson que de parler en leur nom.

« Si nous avions le pouvoir d'arrêter cela, nous le ferions »

Jim Watson n'était pas disponible pour répondre aux questions des médias à l'issue de la réunion, mais pour le conseiller Jean Cloutier, cette rencontre a été productive. Il souhaite toutefois que la Ville en fasse davantage dans ce dossier.

« Si nous avions le pouvoir d'arrêter cela [les expulsions], nous le ferions », dit-il.

La Ville tentera d'influencer les décisions de Timcreek, avance-t-il.

Ottawa-Gatineau

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