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L’attaque meurtrière contre le journal Capital Gazette au Maryland était « ciblée »

Des véhicules de police et d'urgence sont déployés à l'intersection où sont situés les bureaux du « Capital Gazette » à Annapolis, au Maryland.

Le secteur où se situent les bureaux du « Capital Gazette » a été bouclé par les policiers.

Photo : Associated Press / Jose Luis Magana

Radio-Canada

Cinq personnes sont mortes et plusieurs ont été gravement blessées au cours de la fusillade survenue jeudi après-midi dans les locaux du journal Capital Gazette, situés à Annapolis, au Maryland. Selon la police, il s'agit d'une attaque ciblée et de l'une des plus meurtrières contre des journalistes dans l'histoire des États-Unis.

Quatre victimes sont mortes sur les lieux de la fusillade et le décès de la cinquième victime a été constaté à l'hôpital, a précisé Steven R. Schuh, un responsable du comté d'Anne Arundel. M. Schuh a ajouté que deux autres personnes, peut-être trois, sont moins gravement blessées.

L'identité des victimes a été dévoilée tard jeudi soir. Il s'agit de cinq employés du journal : la journaliste de longue date Wendi Winters, la coordonnatrice aux ventes et à la publicité Rebecca Smith, le chroniqueur Robert Hiaasen, l'éditorialiste en chef Gerald Fischman et le journaliste sportif John McNamara.

Prêt à faire du mal

Le suspect, un homme blanc dans la trentaine qui a été arrêté sur les lieux de la fusillade, refuse toujours de coopérer. Sans papiers d’identité sur lui, il a été identifié comme un résident du Maryland.

Un responsable des forces de l'ordre a notamment affirmé que le suspect s'était mutilé les doigts dans l'objectif, selon les enquêteurs, de rendre son identification plus difficile.

Selon le Baltimore Sun, cet homme avait poursuivi le Capital Gazette pour diffamation il y a quelques années.

Le chef de police du comté d'Anne Arundel, Bill Krampf, a déclaré que le suspect était prêt à tirer sur les gens pour leur faire du mal. Il a également ajouté que le journal d'Annapolis avait reçu des menaces sur les réseaux sociaux et que les policiers tentaient toujours de déterminer qui en était l’auteur.

Selon la police, citée par Capital Gazette, les officiers n’ont pas échangé de coups de feu avec le suspect.

Des policiers sur les lieux, où un homme armé a tiré à travers une porte vitrée du journal Capital Gazette et a tué au moins cinq personnes et blessé plusieurs autres, à Annapolis, Maryland, États-Unis, le 28 juin 2018. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’attaque meurtrière contre le journal «Capital Gazette» au Maryland était ciblée, selon le chef de police du comté d'Anne Arundel, Bill Krampf.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

De longues minutes d'horreur

Phil Davis, un journaliste du Capital Gazette présent lors de la fusillade, a indiqué sur Twitter que l'agresseur avait tiré à travers la porte vitrée de la salle des nouvelles, avant de viser plusieurs personnes.

Il a ensuite déclaré au Baltimore Sun que ses collègues et lui étaient cachés sous leurs bureaux quand l'agresseur a cessé de tirer.

« Je ne sais pas pourquoi il a arrêté de tirer », a-t-il dit, soulignant que l'homme avait ensuite été entouré par les policiers.

Des policiers interrogent un homme près du lieu de la fusillade à Annapolis, au Maryland. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des policiers interrogent un homme près du lieu de la fusillade à Annapolis, au Maryland.

Photo : Reuters

La police est intervenue sur les lieux en moins d'une minute. « Si elle n'avait pas été là aussi vite, cela aurait pu être bien pire », selon le maire d'Annapolis, Gavin Buckley.

Bien que les motivations du suspect ne soient toujours pas connues, le drame n'est pas traité comme un acte terroriste, affirme la police.

La fusillade a eu des répercussions à New York, où les policiers ont décidé de renforcer les mesures de protection dans les immeubles abritant d'importants médias.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a indiqué sur Twitter qu'il avait été mis au courant de la fusillade alors qu'il s'apprêtait à partir pour le Wisconsin. « Mes pensées et mes prières accompagnent les victimes et leurs familles. Merci à tous les premiers répondants qui sont sur place », a-t-il conclu.

Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump, a elle aussi dénoncé sur son compte Twitter une « violente attaque contre des journalistes innocents ».

Je condamne fermement un acte diabolique d'une violence insensée à Annapolis.

Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump

C’est « une attaque contre tous les Américains », a-t-elle ajouté.

Dans un message sur son compte Twitter, le premier ministre canadien Justin Trudeau a aussi réagi en mettant en avant le rôle des journalistes dans la société.

Les journalistes racontent les histoires de nos communautés, protègent notre démocratie et mettent souvent leur vie en danger dans l'exercice de leurs fonctions.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« L'attaque d'aujourd'hui à Annapolis est bouleversante. Nous sommes de tout cœur avec les victimes et leur famille », a-t-il ajouté.

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