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Insalubrité : la Ville de Montréal s'engage à tripler ses inspections

Moisissures dans une salle de bain.
Le nombre d'inspections de logements passera de 10 000 à 30 000 d'ici 2021, promet l'administration Plante. Photo: Radio-Canada / Myriam Fimbry
Radio-Canada

L'administration Plante resserre la vis aux propriétaires de logements insalubres. La Ville de Montréal s'engage à tripler le nombre d'inspections de logements d'ici trois ans et à donner plus rapidement des constats d'infraction aux propriétaires pris en faute.

Ces engagements se retrouvent dans le Plan d'action 2018-2021 pour des conditions de logement décentes présenté par la mairesse Valérie Plante jeudi matin, soit quelques jours avant « le grand remue-ménage montréalais du 1er juillet ».

Ce nouveau plan d'action ne manque pas d'ambition. Après avoir laissé entendre dans la foulée du dernier budget que le nombre d'inspections de logements serait doublé grâce à l'embauche de nouveaux inspecteurs, l'administration Plante se fixe maintenant comme objectif de faire passer ces inspections de 10 000 à 30 000 par année.

C'est que la Municipalité, explique Mme Plante, a mis en place un outil de collecte de données qui lui permettra d'accumuler plus efficacement des preuves contre les propriétaires délinquants.

Ce nouvel outil générera un « indicateur de risque d'insalubrité de logements », qui sera rendu disponible sous forme de données ouvertes au cours de l'été.

Une carte de Montréal montre où se trouve le plus grand nombre d'immeubles insalubres.C'est dans les arrondissements de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et d'Ahuntsic-Cartierville qu'on retrouve le plus d'immeubles insalubres à Montréal. Photo : Ville de Montréal

La Ville de Montréal souhaite aussi lancer dès l'automne un projet pilote de constats d'infraction pouvant être émis « sur-le-champ » aux propriétaires récalcitrants.

Car il n'est pas possible à l'heure actuelle de remettre un tel constat aussi rapidement, a expliqué la mairesse Plante.

« Juste le fait de pouvoir donner une amende directement, ça peut avoir l'air simple, mais il faut savoir – et je pense que les gens qui travaillent dans le milieu le savent – qu'avant, on devrait monter une preuve hallucinante, a rappelé Mme Plante. Et le fardeau de la preuve, c'est comme si ça tombait sur les bras, essentiellement, des locataires ou des inspecteurs, enfin, de la Ville. Alors que maintenant, on le met de l'autre côté. Moi, je trouve que déjà, c'est un message qui est quand même très fort de dire : "Non non, on vous donne le ticket. Nous, on a évalué, on considère que pour telle telle raison, c'est insalubre". Et ça peut monter. Ça peut devenir salé assez rapidement. »

Jusqu'à 20 000 $ par infraction, en fait. Mais ce plafond pourrait également être revu d'ici l'été 2021, apprend-on dans le plan d'action de la mairesse.

La conférence de presse avait lieu dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, un secteur reconnu pour abriter de nombreux immeubles insalubres, en présence de la responsable des dossiers d'habitation au comité exécutif, Magda Popeanu, et de la mairesse de l'arrondissement, Sue Montgomery.

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