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Projet Authier : les citoyens demandent à nouveau un BAPE

Consultation publique à Amos concernant le projet Authier de la minière Sayona Québec

Consultation publique à Amos concernant le projet Authier de la minière Sayona Québec

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La minière Sayona Québec a fait face à une forte opposition lors de sa consultation publique qui avait lieu, mercredi soir à Amos, alors que des dizaines de citoyens ont critiqué le choix de la minière d'éviter une analyse par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Un texte de Thomas Deshaies

« Pour la minière, c’est un petit projet, mais pour nous autres, c’est un gros projet. Moi, je pense que se questionner avec le BAPE, ce serait plus rassurant pour la population ici », a déclaré l’Amossoise Sylvie Champagne.

La porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker, Élise Blais Dowdy, a demandé aux citoyens qui s'opposaient au projet de se lever. Plus du ¾ des personnes présentent dans la salle ont alors démontré leur opposition au projet Authier.

Quand il y a des millions de dollars sur la table, l’objectivité, je la questionne un peu, évidemment.

Une citation de : Une citoyenne d’Amos

Les appels à ce que le projet soit soumis au BAPE sont aussi parvenus d’organismes, dont la Société de l’eau souterraine de l’Abitibi-Témiscamingue (SESAT). Leur président, Serge Bastien, a argumenté avec le porte-parole de la minière, notamment sur les délais du processus.

Leur directeur, Olivier Pitre, ne comprend pas, quant à lui, l’entêtement de la minière. « Il y a vraiment un problème insoluble qui est le format de la consultation », a-t-il martelé.

Le promoteur aurait pu faire la meilleure job au monde, engager des champions olympiques de toutes les catégories, mais nos préoccupations auraient été encore les mêmes. On a besoin, étant donné les préoccupations, d’avoir l’État qui mène ces consultations.

Une citation de : Le directeur de la Société de l’eau souterraine de l’Abitibi-Témiscamingue, Olivier Pitre

Sayona se défend et la Ville d'Amos ne change pas de position

Le porte-parole de Sayona Québec, Marc Parson, explique avoir choisi le processus d’évaluation actuelle parce qu’il est plus rapide et permet de répondre aux impératifs du marché du lithium. « Oui, c’est très important que nous soyons sur le marché international rapidement si nous voulons avoir une place enviable », a-t-il déclaré, en précisant que le processus du BAPE serait beaucoup trop long.

Le BAPE n’est pas une formule magique, c’est un cadre d’audience publique qui est différent du cadre que nous utilisons présentement, mais le plus important c’est l’évaluation environnementale et l’analyse par les experts du gouvernement et par les experts de l’extérieur.

Une citation de : Le porte-parole de Sayona Québec, Marc Parson

Contrairement à ce que plusieurs citoyens ont affirmé lors de l’assemblée, il prétend que la minière aurait les moyens financiers pour passer au travers du processus du BAPE.

Le maire d’Amos, Sébastien d’Astous, a déclaré à la fin de l’assemblée que la municipalité ne demandait toujours pas de BAPE. « Je vais attendre de voir le résultat de l’analyse de l’étude d’impact [par les spécialistes de la Ville] », a-t-il souligné.

M. D’Astous justifie sa position pour une « question de crédibilité ». « On a un échantillon de la population, des gens qui sont inquiets, il y a des gens que je rencontre qui me disent qu’ils sont rassurés, a-t-il affirmé. Faut voir comment Sayona Mining fait ses consultations publiques, si c’est crédible et s’ils répondent à la population et c’est ce qu’on est en train de faire. »

Le Comité citoyen ne lâchera pas le morceau

La porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker, Élise Blais Dowdy, a réinvité les élus de La Motte et Amos à réclamer un BAPE. « De demander un BAPE, c’est de s’assurer une transparence et la confiance de la population, a-t-elle affirmé. Nous, on les invite fortement à aller dans ce sens. »

C’est un non-sens de continuer à ignorer les demandes [pour un BAPE].

Une citation de : La porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker, Élise Blais Dowdy

Sayona Québec entend bien multiplier ses démarches avec les différents acteurs du milieu, jusqu’à l’obtention de l’appui des citoyens.

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