•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les fumeurs sont en baisse au Nouveau-Brunswick

Une cigarette écrasé.

De moins en moins de fumeurs sont recensés chaque année.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Bien que le cancer du poumon continue à faire des ravages, le nombre de fumeurs de tabac diminue au Nouveau-Brunswick. Entre 2016 et 2017, les statistiques montrent qu'un fumeur sur quatre a décidé d'arrêter de fumer.

Les chiffres ont de quoi surprendre : en 2017, 25 % moins de Néo-Brunswickois se sont déclarés comme fumeurs réguliers par rapport à l'année précédente.

Ces données doivent être interprétées avec prudence selon Statistique Canada, mais elles confirment une tendance bien établie depuis 15 ans, soit que le tabac est de moins en moins populaire et les causes sont multiples.

Un prix qui décourage

De toutes les politiques publiques visant à décourager l'usage du tabac, c'est l'augmentation des prix qui revient le plus souvent.

Fumer c’est rendu compliqué. Il y a l’augmentation des prix, mais aussi le fait que fumer dans les lieux publics n’est plus permis, explique Danny Bazin, un résident de Moncton croisé sur la rue.

Je travaillais justement dans un petit dépanneur puis un paquet de cigarettes coûtait moins de 10 $ auparavant. Maintenant, c’est rendu plus cher que 15 $ le paquet!, s’exclame pour sa part un autre résident, Jeremy Roy-Léger.

Jeremy Roy-Leger, un résident de Moncton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jéremy Roy-Léger, un résident de Moncton.

Photo : Radio-Canada

De plus, la hausse soutenue de la taxe sur le tabac imposée par la province fait ses preuves.

L'augmentation des prix et des taxes est la mesure la plus efficace pour diminuer la consommation et en même temps, ça augmente les revenus pour les gouvernements, donc c'est une mesure fantastique, estime Rob Cunningham, analyste principal, Société canadienne du cancer.

Rob Cunningham, analyste principal, Société canadienne du cancer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rob Cunningham, analyste principal, Société canadienne du cancer.

Photo : Radio-Canada

Fumer, une habitude sociale

Il n’y a pas que l’argent qui décourage les fumeurs, mais aussi la pression sociale.

C’est le cas de Mohamed Shamry, un américain qui réside dans l’État du Nevada et qui vient ponctuellement voir sa famille à Moncton.

Ici, il faut que je m’isole pour aller fumer, dit-il.

La dimension sociale de la pause cigarette en est grandement affectée, ajoute-t-il, ce qui décourage plusieurs fumeurs comme lui.

Mohamed Shamry, un résident de l'État du Nevada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mohamed Shamry, un résident de l'État du Nevada.

Photo : Radio-Canada

La dépendance ce n’est pas seulement à la nicotine, mais aussi à l’aspect social de la cigarette.

Une citation de : Mohamed Shamry

Impossible de dire, pour l'instant, si la diminution du nombre de fumeurs est due la popularité grandissante de la cigarette électronique.

On a beaucoup de travail encore à faire. Il y a encore 45 000 Canadiens qui meurent chaque année [de causes liées] au tabac. On a besoin de stratégies globales avec les gouvernements, comme l’emballage neutre, renchérit Rob Cunningham.

Outre les emballages, diminuer le nombre de points de vente des produits du tabac demeure aussi un objectif principal des défenseurs d’un environnement sans tabac.

Avec les informations de Nicolas Pelletier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !