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Les célébrations de la fête du Canada déplacées en raison du camp de tipis

Neuf tipis sont installés sur le gazon devant l'Assemblée législative de la Saskatchewan.

La Commission de la capitale provinciale demande aux autorités d’agir pour démanteler le camp.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le camp protestataire de tipis devant l’Assemblée législative de la Saskatchewan force le comité organisateur des célébrations de la fête du Canada à déplacer les activités dans une autre partie du parc Wascana.

La Commission de la capitale provinciale a demandé à trois reprises à la police de Regina d'appliquer la loi et de démanteler le campement des manifestants.

La province a indiqué que des festivités qui devaient avoir lieu sur la pelouse ouest du parc se dérouleront finalement au nord du lac Wascana le 1er juillet.

Toutefois, la salve de 21 coups de canon et la compétition des hommes forts de l’Ouest canadien demeureront du côté sud du lac.

Trois policiers soulèvent du sol un manifestant, il y a des gens autour, ils sont tous devant le tipi installé au parc Wascana.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Trois agents du Service de police de Regina transportent un manifestant dans un véhicule de police plus tôt cette semaine.

Photo : CBC

« Il est décevant que des changements de dernière minute soient nécessaires pour un événement qui nécessite toute une année de planification en raison d'une protestation non autorisée et illégale », a déclaré Carrie Ross, directrice générale de la Commission de la capitale provinciale.

Nous demandons de nouveau au Service de police de Regina d'appliquer la loi.

Carrie Ross, directrice générale de la Commission de la capitale provinciale

« Nous avons des règlements administratifs et des permis en place pour veiller à ce que le parc Wascana soit accessible à tous de façon sécuritaire », a-t-elle ajouté.

Les manifestants ont des doutes

Le groupe de protestataires « Justice pour nos enfants volés » s’est dit déçu que le gouvernement ait communiqué l’appel au démantèlement du camp au moment même où des pourparlers ont été négociés.

« Cela semble indiquer que le gouvernement entame des pourparlers de mauvaise foi », a déclaré le groupe dans un communiqué.

Les manifestants ont des doutes quant à la volonté du gouvernement de les rencontrer, alors qu'ils envisageaient de retirer des tipis après une rencontre avec des représentants officiels le 2 juillet.

Le groupe a par ailleurs souligné que « les peuples autochtones de la Saskatchewan et du Canada attendent la justice de l'État canadien depuis 151 ans ».

Pas d’intervention, dit la police

Le chef de la police de Regina, Evan Bray, a indiqué que les policiers n’interviendraient pas, pour le moment, en soulignant que la manifestation est pacifique.

« À l'heure actuelle, notre préoccupation est la sécurité de la communauté. Nous ne sentons pas le besoin d’une réponse policière à ce stade surtout sachant qu'une réunion et une discussion sont prévues dans moins d'une semaine, alors une intervention de la police n’aiderait en rien », a déclaré Evan Bray.

Les activistes avaient installé ce campement le 28 février, en réaction notamment aux verdicts de non-culpabilité prononcés à l’encontre de Gerald Stanley en Saskatchewan concernant la mort de Colten Boushie, et de Raymond Cormier au Manitoba, dans l’affaire de la mort de Tina Fontaine.

Organisée depuis 40 ans sans interruption, la fête du Canada accueille 25 000 visiteurs chaque année, selon la province.

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