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La hausse du nombre de trains à la dérive au Canada inquiète le BST

Une locomotive sur un rail
Un train de marchandises du Canadien National Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) demande une mise à jour des normes de compétence des employés ferroviaires, à la lumière de son enquête sur un train du Canadien National (CN) qui est parti à la dérive à Vaughan, au nord de Toronto, en juin 2016.

Un texte de Marie-Hélène Ratel

Le nombre de cas rapportés de trains à la dérive a augmenté d’environ 10 % au cours des cinq dernières années, selon le BST.

Or, un des principaux enjeux définis par le BST est le manque de formation adéquate que reçoivent les mécaniciens de locomotive et les chefs de train, car leurs tâches ont évolué au fil des ans.

Conférence de presse du Bureau de la sécurité des transports du Canada pour présenter son rapport.Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a présenté son rapport d'enquête sur un train qui est parti à la dérive au nord de Toronto, en 2016. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Le règlement fédéral sur les normes de compétence existe depuis 1987, mais n’a pas été mis à jour depuis son entrée en vigueur.

Les chefs de train n’ont pas de formation sur les commandes des locomotives et le contrôle des trains.

Nathalie Lepage, enquêteuse principale, Bureau de la sécurité des transports du Canada

Malgré ce manque de formation, le BST note que les chefs de train sont appelés à déplacer des groupes de wagons à l’intérieur des gares de triage à l’aide d’un dispositif de télécommande de locomotives.

Retour sur les faits, le 17 juin 2016 à Vaughan

  • Une équipe du CN effectuait des manoeuvres à l’aide d’un dispositif de télécommande de locomotives à la gare de triage MacMillan.
  • L’équipe a perdu la maîtrise des 74 wagons, dont 2 étaient vides.
  • Il n'y a eu ni déraillement ni blessé.
  • Il n'y a eu aucun rejet de marchandises dangereuses.
  • Le train a parcouru cinq kilomètres avant de s'immobiliser sur une pente ascendante.

Un train peut arriver sur une voie principale, à la dérive, sans contrôle , ajoute Mme Lepage. Quelque 11 % des trains qui partent à la dérive se retrouvent sur une voie principale, comme ç'a été le cas à Vaughan.

Le vice-président des Teamsters, le syndicat représentant les employés du CN, Roland Hack, reconnaît les risques liés au fait que la formation adéquate pour les chefs de train et les mécaniciens n’est pas obligatoire. Il constate que cela peut entraîner des conséquences, comme l'événement du 17 juin 2016 à Vaughan.

Le vice-président des Teamsters, Roland Hack, espère que la formation des employés ferroviaires sera améliorée.Le vice-président des Teamsters, Roland Hack, espère que la formation des employés ferroviaires sera améliorée. Photo : CBC

Le mécanicien qui a habituellement le plus d’expérience au sein de l’équipe n’a pas la formation adéquate pour évaluer le mouvement du train et réagir dans une telle situation.

Roland Hack, vice-président des Teamsters

Transports Canada a indiqué en 2003 qu’il prévoyait réviser la réglementation, mais le BST a noté peu de progrès en ce sens depuis.

En réponse à la publication du rapport mercredi, Transports Canada a souligné qu’il en révisait le contenu et qu’il compte répondre au BST dans les 90 jours.

Transports Canada étudie les moyens possibles pour renforcer les normes de compétence des employés ferroviaires.

Réponse écrite de Transports Canada

Le ministère ajoute, par voie de communiqué, que les compagnies de chemin de fer sont responsables de s’assurer que tous leurs employés sont adéquatement formés pour effectuer leurs tâches, en fonction des normes.

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