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Un tribunal de San Diego ordonne de réunir les familles séparées aux États-Unis

Plus de 2300 enfants de migrants ont été séparés de leurs parents après la mise en place de la politique « tolérance zéro » de l’administration Trump, au début du mois de mai.

Plus de 2300 enfants de migrants ont été séparés de leurs parents après la mise en place de la politique « tolérance zéro » de l’administration Trump, au début du mois de mai.

Photo : Associated Press / Gregory Bull

Radio-Canada

Un juge fédéral du tribunal de San Diego, en Californie, a ordonné mardi de cesser la séparation des migrants traversant illégalement la frontière avec le Mexique avec leurs enfants et d'augmenter les efforts afin d'aider à la réunification de ces familles.

À moins de représenter un danger pour leurs enfants, les parents doivent être réunis avec eux dans un délai de 14 jours en ce qui concerne les moins de 5 ans. Pour les autres enfants, le délai est étiré à 30 jours, selon cette décision de justice.

Le juge Dana Sabraw a tranché en faveur de l’Association de défense des droits civiques ACLU, qui avait déposé une plainte contre la police de l’immigration au nom de migrants anonymes. Parmi ceux-ci se trouve une mère congolaise séparée de sa fille de 6 ans après être arrivée au pays en novembre 2017. Les retrouvailles n’ont eu lieu qu’en mars dernier.

Sur son compte Twitter, l'ACLU s'est réjouie d'une « énorme victoire pour les parents et les enfants qui pensaient qu'ils n'allaient jamais se revoir », ajoutant qu’il allait y avoir « des larmes [de joie] dans les centres de détention partout dans le pays ».

[L’administration Trump] doit faire face aux circonstances chaotiques qu’elle a créées.

Extrait de la décision de justice rendue par le tribunal de San Diego

Dans sa décision, le juge Sabraw demande au gouvernement fédéral de « tout faire pour faciliter la communication » à l'intérieur de 10 jours entre les familles séparées. Plus de 2300 enfants de migrants ont été séparés de leurs parents après la mise en place de la politique « tolérance zéro » de l’administration Trump, au début du mois de mai.

Depuis, Washington a suspendu les poursuites contre les migrants qui sont entrés illégalement au pays avec leurs enfants, par manque de ressources et de lieux pour détenir ces familles. Relâchés par les autorités fédérales, des migrants entreprennent maintenant de retrouver leur fils ou leur fille, hébergés dans des centres d’accueil aux quatre coins du pays.

D'autres plaintes déposées au nom de migrants mettent en cause le « traumatisme » de la séparation des parents et enfants et dénoncent des conditions « inhumaines » de détention dans les centres de la police de l’immigration.

Mardi, 17 États américains, dont la Californie et New York, ont décidé de faire front commun et de poursuivre en justice l’administration Trump afin de forcer la réunification des familles.

La Maison-Blanche pourrait faire appel de la décision du juge Sabraw.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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