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Favoriser l’approche communautaire dans les services de police du Nouveau-Brunswick

Une voiture de la police de Bathurst
Quatre forces policières francophones du Nouveau-Brunswick font dorénavant partie du réseau Intersection. Photo: Radio-Canada / CBC
Radio-Canada

Quatre services de police du Nouveau-Brunswick ont récemment joint le réseau francophone Intersection, qui permet aux membres de partager les meilleures pratiques pour une approche communautaire de la police.

Un texte de Kassandra Nadeau-Lamarche

Les corps de police d’Edmundston, de Grand-Sault, de Bathurst ainsi que le BNPP se sont joints à ce réseau la semaine dernière.

Il met l’accent sur la formation des policiers, peu importe leur rôle au sein de la force policière. Le président du réseau Intersection, Francis Lanouette, croit que les policiers pourront ainsi développer de meilleures relations avec la communauté.

Cela peut être aussi simple que lors d’une intervention auprès d’une personne qui a une problématique de santé mentale. [Le policier] pourra la référer vers les organismes d’aide en matière de santé mentale. Ça, c’est de l’approche de police communautaire.

Les différents services de police cherchent constamment des façons d’améliorer leurs relations avec la communauté. Alain Lang, de la force policière d’Edmundston, croit que l’appartenance au réseau sera d’une grande utilité pour développer de nouvelles initiatives, d’autant plus qu’il s’agit d’un réseau francophone.

C’est difficile pour nous d’avoir accès à des programmes ou des idées qui viennent du milieu francophone. Avec ça, ça nous ouvre beaucoup de portes.

Qu’est-ce que la police communautaire ?

Francis Lanouette considère qu’il y a quatre facettes à l’approche communautaire aux services de police, soit le rapprochement avec le citoyen, le partenariat avec les différents organismes communautaires, la résolution de problème ainsi que la sensibilisation.

Le policier communautaire devant la polyvalente Cité des Jeunes A.-M.-Sormany d'Edmundston. En tant que policier communautaire, Pierre Ouellette doit souvent gérer des situations impliquant des réseaux sociaux dans les écoles. Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Certaines forces policières ont créé des postes de policier communautaire ou policier-préventionniste.

Edmundston est une des seules villes du Nouveau-Brunswick qui a un policier communautaire. Souvent présent dans les écoles, il est aussi responsable de la sensibilisation auprès des communautés à propos de divers enjeux pouvant la toucher. L’accès au réseau Intersection pourrait l’aider à diversifier ses actions. On veut lui donner le plus d’outils nécessaires afin de faire son travail, ajoute Alain Lang.

Un réseau qui s'étend jusqu'en Europe

Le réseau Intersection a vu le jour en1993, au Québec. Jusqu’à récemment, seuls les services de police québécois en faisaient partie. En plus des nouveaux membres néo-brunswickois, un bureau satellite a été ouvert à Bruxelles, en Belgique.

Chaque année, l’organisme à but non lucratif organise un séminaire regroupant des policiers de chaque corps membre afin de partager les programmes développés dans les années précédentes.

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