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Cerfs de Virginie sur l’île d’Anticosti : entre richesse et nuisance

Trois cetfs dans l'herbe sur l'île d'Anticosti

Des cerfs sur l'île d'Anticosti

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

La présence de nombreux cerfs de Virginie sur l'île d'Anticosti est à la fois une valeur touristique et patrimoniale et une nuisance, selon des biologistes. Le chevreuil attire les chasseurs et les touristes, mais détruit son propre habitat, donc menace sa survie.

Un texte de Laurence Royer d’après un reportage d’Alix-Anne Turcotti

Le cerf de Virginie a été introduit au 19e siècle sur l’île d’Anticosti. Depuis, l'animal, qui est devenu emblématique pour l’île, peuple le territoire d’Anticosti et attire entre 2000 et 3000 chasseurs et touristes par année.

Pour le directeur de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) et du parc national d'Anticosti, Michel Threlfall, il ne fait aucun doute que les cerfs représentent une richesse pour l’île.

Ça permet à nos chasseurs de récolter et aux villégiateurs de voir des chevreuils.

Michel Threlfall, directeur de la SÉPAQ et du parc national d'Anticosti

Selon lui, les populations de cerfs se portent bien à Anticosti. Les faons, les bébés du cerf, seraient nombreux sur l’île cet été.

Michel Threlfall est directeur de la SÉPAQ et du parc national d'Anticosti.

Michel Threlfall est directeur de la SÉPAQ et du parc national d'Anticosti.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Toutefois, le professeur en aménagement durable des forêts à l'Université Laval, Louis Bélanger, croit qu’une menace guette les populations de cerfs et cette menace serait les cerfs eux-mêmes. « Les cerfs sont tellement abondants qu'ils broutent les sapins baumiers et les feuillus, explique-t-il. La forêt ne se régénère plus en sapinière. Or, les sapinières c'est le cœur de l'habitat des cerfs de Virginie. »

Louis Bélanger se demande ce qui pourrait arriver si les cervidés en venaient à détruire leur propre habitat.

Est-ce qu'il va s'adapter? Est-ce qu'il va manger d'autres choses?

Louis Bélanger, professeur en aménagement durable des forêts à l'Université Laval

Le professeur est toutefois sûr d’une chose : les populations de cerfs chuteront dramatiquement si rien n’est fait.

Un cerf sur l'île d'Anticosti

Un cerf sur l'île d'Anticosti

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Des solutions

Pour pallier ce problème, des « exclos » ont été aménagés pour empêcher les chevreuils d'abîmer la biodiversité qui compose la forêt.

Une clôture dans une forêt

Les «exclos» permettent de limiter le nombre de cerfs à l'intérieur d'un espace.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

L’objectif est de protéger le cerf, tout en permettant à la forêt de se régénérer sans nuire aux activités de chasse et de tourisme.

Côte-Nord

Faune et flore