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  • Archives
  • Le ministre Paul Gérin-Lajoie s’exprime sur ses réformes en 1963 et 1965

    Dans un studio de télévision, le journaliste Wilfrid Lemoine s'entretient avec Paul
Gérin-Lajoie durant la soirée électorale

    Le candidat libéral Paul Gérin-Lajoie lors de son élection au sein de l'équipe du tonnerre de Jean Lesage, le 22 juin 1960

    Photo : Radio-Canada / André Le Coz

    Radio-Canada

    L'ancien ministre Paul Gérin-Lajoie, figure importante de la Révolution tranquille, s'est éteint à l'âge de 98 ans. De nos archives, retrouvez-le discourant sur deux de ses chevaux de bataille : l'éducation et la place du Québec à l'international.

    À l'aube des années 1960, la formation universitaire est encore peu accessible au Québec. L'enseignement offert aux Québécois est empreint d'une forte tradition religieuse et ne correspond plus aux réalités des sociétés modernes.

    En 1961, l'équipe du tonnerre du premier ministre Jean Lesage crée une commission d'enquête sur l’enseignement : la commission Parent.

    L'homme de confiance de Jean Lesage pour enclencher la réforme scolaire est Paul Gérin-Lajoie. Ce jeune avocat spécialisé en éducation est nommé ministre de la Jeunesse. À son entrée en fonction, il rapatrie sous son aile toutes les responsabilités en matière d'éducation jusqu'alors éparpillées dans différents ministères.

    La commission Parent lui donnera les arguments pour entreprendre sa réforme de l’éducation, un des événements phares de la Révolution tranquille.

    « Droit de cité », 8 mai 1963

    L’émission Droit de cité du 8 mai 1963 s’intéresse à la structure du système d’éducation au Québec. Les recommandations du rapport Parent créent alors bien des remous.

    Le ministre de la Jeunesse et responsable du dossier de l’éducation est invité à exprimer « le fond de sa pensée ».

    L’essentiel de la réforme qu’entreprendra Paul Gérin-Lajoie est exposé dans cette entrevue.

    Le ministre libéral parle de l’importance d’une instruction obligatoire pour tous les garçons et les filles jusqu’à 15 ans. Il vise aussi un « libre accès financier et géographique », autrement dit la gratuité scolaire dans les milieux ruraux comme les milieux urbains.

    Paul Gérin-Lajoie insiste sur une nouvelle vision de l’éducation, davantage axée vers le milieu du travail :

    Il faut bien que, désormais, dans toutes les régions de la province, on offre à notre jeunesse des cours dont les programmes sur le plan classique, sur le plan scientifique, sur le plan général, sur le plan technique et professionnel, soient bien adaptés aux besoins de notre société.

    Le ministre Paul Gérin-Lajoie

    Sur la politique internationale du Québec

    Discours de Paul Gérin-Lajoie, 12 avril 1965

    Le 12 avril 1965, Paul Gérin-Lajoie, alors vice-premier ministre, prononce un discours historique devant le corps consulaire de Montréal. Nous en avons conservé une portion dans nos archives.

    Les paroles issues de cette allocution deviendront les fondements de la doctrine Gérin-Lajoie.

    Il n'est plus admissible non plus que l'État fédéral puisse exercer une sorte de surveillance et de contrôle d'opportunité sur les relations internationales du Québec dans les domaines, bien sûr, qui sont de sa compétence législative.

    Le ministre Paul Gérin-Lajoie

    Paul Gérin-Lajoie souhaite inscrire l’État québécois dans l’espace international et lui donner le droit de participer à certaines organisations internationales.

    Il affirme la capacité juridique du Québec d’exercer ses compétences sur le plan international.

    Ce principe, qu'on décrit toujours comme la doctrine Gérin-Lajoie, demeure la pierre angulaire de la politique étrangère du Québec.

    Paul Gérin-Lajoie est père de l’éducation moderne du Québec et père de la doctrine Gérin-Lajoie, entre autres legs.

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