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Les autorités se font rassurantes au sujet du regain de violence ce week-end à Toronto

Photo d'un homme, les mains menottées derrière le dos, qui est amené par deux policiers vers une autopatrouille.

Un homme arrêté par la police, jeudi matin.

Photo : CBC/Tony Smyth

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire de Toronto, John Tory, et son chef de police, Mark Saunders, soutiennent que la métropole reste sécuritaire malgré la violence des derniers jours. Cinq personnes ont été tuées, dont quatre par balles, en 48 heures. Le désœuvrement chez les jeunes pourrait être en cause.

Un texte de Jean-Philippe Nadeau

Les cinq meurtres du week-end ont en effet eu lieu dans des quartiers chauds comme Rexdale, Lawrence Heights ou le nord d'Etobicoke. Le dernier en date est toutefois survenu dans la nuit de dimanche à lundi dans l'est du centre-ville. La police a d'ailleurs saisi ce matin les bandes vidéo des caméras de surveillance de l'immeuble, où un homme a été retrouvé sans signes vitaux.

Le maire John Tory dit comprendre la colère et la frustration des Torontois et des forces de l'ordre, mais il affirme que la police déploie tous les efforts nécessaires pour arrêter les auteurs des cinq meurtres du week-end.

«  »

— Une citation de  John Tory, maire de Toronto

Le maire devait d'ailleurs rencontrer à ce sujet le chef Saunders lundi après-midi pour envisager d'autres moyens de lutter efficacement contre la violence armée.

M. Tory rappelle d'ailleurs que la police a frappé un grand coup la semaine dernière contre le gang Five Point Generals, un gang criminel organisé réputé pour le trafic d'armes et de drogue dans la ville. 75 individus ont été appréhendés et près d'une centaine d'armes à feu ont été saisies.

Photo d'agents de l'escouade tactique habillés en gris qui sortent d'un domicile.
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Des policiers font une descente à Toronto, jeudi matin.

Photo : CBC/Tony Smyth

La police refuse toutefois de relier l'opération Patton à la vague de meurtres du week-end, parce que le gang Five Point Generals n'est pas connu pour recruter des jeunes désœuvrés de la métropole.

Le criminologue Jooyoung Lee de l'Université de Toronto pense néanmoins que la répression n'est toutefois qu'une solution à court terme, parce que « cela ne fait que déplacer la violence d'un quartier à un autre ».

Le chef de police Mark Saunders soutient que les Torontois sont pourtant en sécurité, même si le nombre de meurtres est plus élevé qu'il ne l'était à la même période l'an dernier. Depuis le printemps, chaque mois compte cinq meurtres de plus en moyenne par rapport à l'année 2017. « Nous avons affaire à des gangs de rues rivaux qui ont choisi de vivre dans la criminalité. »

Photo du chef de police en uniforme devant un micro
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Le chef de police de Toronto, Mark Saunders

Photo : Radio-Canada

Le criminologue Jooyoung Lee pense que la pauvreté, le chômage et le racisme sont en partie responsables de cette violence armée.

«  »

— Une citation de  Jooyoung Lee, criminologue à l'Université de Toronto

Le maire John Tory reconnaît que la Ville doit continuer à investir dans ces quartiers défavorisés, qui sont souvent isolés selon lui sur le plan du transport en commun par exemple. Interrogé à ce sujet lundi, M. Tory n'a toutefois pas spécifié le genre d'investissements qu'il envisageait.

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